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Un professionnel de l'éducation sur trois songerait à démissionner, selon le syndicat

Des élèves en classe.

Le manque de ressources est aussi au coeur des préoccupations des professionnels.

Photo : iStock

Environ 34 % des professionnels de l’éducation de la région de Québec, excluant Charlevoix, songeraient à quitter leur emploi, selon un sondage mené par leur syndicat. Ce nombre est de 29 % en Chaudière-Appalaches.

Parmi ceux qui comptent quitter leurs emplois à Québec, 50 % songent à se diriger vers le secteur privé selon l'enquête menée conjointement par la Fédération des professionnelles de professionnels de l'éducation du Québec et celle de la région de Québec (SPPRÉQ-CSQ).

Les principales raisons évoquées sont la lourdeur de la tâche (69 %) et le manque de reconnaissance (54 %) des répondants, indique Chantal Pellerin, présidente du SPPRÉQ-CSQ.

Le manque de ressources est aussi au coeur des préoccupations des professionnels. 79 % des répondants estiment que seuls les élèves qui présentent les problèmes les plus urgents ont accès aux services, alors que 59 % affirment que cet accès est limité aux seuls élèves d’un ou quelques niveaux scolaires, déplore Mme Pellerin.

71 % disent ne pas avoir le temps de faire d’interventions préventives et 83 % reconnaissent qu’il leur est impossible de faire le nombre de suivis qu’ils jugent requis, ajoute la présidente.

Situation préoccupante en Chaudière-Appalaches

La situation n'est guère plus reluisante en Chaudière-Appalaches, alors que 29 % des professionnels songent à quitter leur emploi, dont le deux tiers (63 %) vers le privé.

Ce n'est pas parce qu'on traverse le fleuve qu'on tombe au pays des merveilles, estime Jean-François Jomphe, président du SPPÉCA-CSQ.

Tout comme à Québec, le manque de personnel et la surcharge de travail sont au coeur des doléances.

Pour ce qui est de la surcharge de travail, 55 % des répondantes et répondants l’attribuent au fait qu’il y a un manque de ressources professionnelles, alors que 64 % précisent que c’est particulièrement le cas dans leur propre corps d’emploi, déplore M. Jomphe.

Le sondage a été mené en ligne entre le 4 et le 20 février 2021 auprès de 3084 des 11 066 membres de la Fédération des professionnelles de professionnels de l'éducation du Québec répartie dans plusieurs régions du Québec.

De ce nombre, 170 membres ont répondu dans Chaudière-Appalaches, contre 284 dans la région de Québec.

La marge d’erreur du sondage se situe à 1,50 %

Négociations

Rappelons que le gouvernement du Québec est présentement en négociation avec la FPPE-CSQ pour une nouvelle entente de travail. Le syndicat estime que les négociations piétinent.

Le gouvernement ne propose rien de concret pour améliorer la situation actuelle, qui ne cesse de se détériorer, estime Jacques Landry, président de la FPPE-CSQ.

Le syndicat représente plusieurs corps de métier, dont les psychologues, psychoéducatrices, orthophonistes, orthopédagogues professionnelles, conseillères d’orientation, animatrices de vie spirituelle et d’engagement communautaire, bibliothécaires, conseillères pédagogiques, ingénieures, architectes et analystes.

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