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Boom immobilier à Prince George, dans le nord de la Colombie-Britannique

Une maison affiche « vendue ».

La chambre immobilière projette des transactions records en 2021.

Photo : Radio-Canada / Andrew Kurjata

Radio-Canada

Le marché immobilier de Prince George, dans le nord de la Colombie-Britannique, autrefois considéré comme abordable et stable, fait maintenant face à des guerres d'enchères et à des ventes éclairs.

Situé à plus de 700 kilomètres au nord du marché hyperactif du Grand Vancouver, Prince George avait lancé en 2014 une campagne publicitaire dans plusieurs villes canadiennes pour promouvoir l’accès à une propriété urbaine avec une cour extérieure.

En pleine pandémie, ce message semble porter fruit auprès de personnes qui recherchent plus d’espace. Les résidents de Prince George s’inquiètent des effets de cet engouement sur leur propre rêve d’accession à une propriété.

Je n'ai jamais vu le marché comme ça, lance l'agent immobilier Colin Breadner, qui vend des maisons dans la ville depuis plus de 14 ans.

Nous avons des professionnels qui arrivent ici qui sont peut-être à la fin de la vingtaine. Ils sont mariés et envisagent de fonder une famille et, même si c'est un marché très actif, il est encore abordable de vivre à Prince George, explique-t-il.

Une pancarte où il est inscrit «vendu» devant une maison.

Des propriétaires reçoivent des offres avant même que leurs maisons ne soient officiellement inscrites sur le marché.

Photo : CBC/Ben Nelms

Transactions record

En plus des faibles taux d'intérêt, la demande accrue a entraîné une augmentation de la valeur des maisons unifamiliales, qui sont passées d'une moyenne de 383 643 $ en mars 2020 à un record de 450 901 $ en mars 2021. Il s’agit d’une augmentation de 17,5 %.

La chambre immobilière projette des transactions record en 2021.

Les enchères aveugles, une pratique qui consiste à soumettre des offres et à laisser le vendeur choisir le gagnant, sont de plus en plus courantes. Certains propriétaires reçoivent même des offres avant que leurs maisons ne soient officiellement inscrites sur le marché.

La situation reflète une tendance nationale qui a vu le prix moyen des maisons au Canada augmenter de plus de 30 %, et les ventes, de plus de 70 %.

Des habitants frustrés par la hausse des prix

La hausse des prix frustre certains habitants qui tentent d'entrer sur le marché. Avant même de pouvoir prendre une décision ou de visiter une maison, on s'aperçoit qu'elle est vendue, dit Caleb Wilson, qui est à la recherche d'une propriété depuis décembre dernier.

La courtière hypothécaire Michelle McCullough conseille à ses clients de ne s'intéresser qu'aux maisons coûtant de 40 000 $ à 50 000 $ de moins que leur budget, car ils devront probablement offrir plus que ce qui est demandé.

Elle croit toutefois que les prix pourraient plafonner à mesure que de plus en plus de propriétés seront mises en vente au printemps, lorsque les propriétaires sont persuadés de pouvoir faire un profit élevé.

L'agent immobilier Colin Breadner estime pour sa part que le marché continuera sa montée. Personne ne peut prédire ce que l'avenir nous réserve, mais je pense que le marché va rester fort comme cela tout au long de l'été.

Avec les informations d'Andrew Kurjata

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