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Un policier de York reconnu coupable d'accusations de corruption

Une autopatrouille de la police régionale de York.

L'opération TADEU s'était déroulée dans plusieurs municipalités de la région de York, au nord de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Greg Ross/CBC News

Jean-Philippe Nadeau

À Newmarket, le policier Richard Senior, de la police régionale de York, a été reconnu coupable mercredi matin de 11 accusations sur 14 à la suite d'une enquête d'envergure sur la corruption dans la police qui a mené à son procès en janvier.

Richard Senior, 46 ans, est reconnu coupable de 11 accusations d'abus de confiance, de vol de 300 $, de menace de falsification de documents, d'usage illégal d'ordinateur de police, de trafic de cocaïne et de possession d'une arme obtenue de façon criminelle.

Il est en revanche acquitté de trois autres accusations, soit de tentative de vol, d'abus de confiance et de trafic de stéroïdes.

La juge Vanessa Christie, de la Cour supérieure de l'Ontario, n'a lu que la dernière page de son verdict, qui en compte 188. Le procès s'était tenu cet hiver de façon virtuelle à Newmarket à cause de la pandémie.

Les faits reprochés sont survenus de juillet à octobre 2018 à Markham et dans plusieurs autres municipalités de la région de York. Richard Senior avait été arrêté le 9 octobre 2018 à la suite de l'opération TADEU.

Richard Senior faisait face au départ à 30 accusations au total.

Deux agents infiltrés avaient pu témoigner de façon anonyme pour la Couronne lors du procès. Richard Senior avait en revanche refusé de prendre la barre des témoins.

Modus operandi de l'accusé

La Couronne alléguait notamment que Richard Senior avait planifié de voler un entrepôt de drogue dont il avait appris l'existence par un agent double qui agissait comme informateur pour la police.

Or, le hangar était fictif.

Selon la Couronne, Richard Senior avait tenté de vendre la cocaïne qui s'y trouvait à deux hommes qu'il disait connaître, dont l'un était l'informateur en question.

Il avait accédé illégalement à la banque de données de son employeur pour y chercher et partager des informations confidentielles pour aider l'informateur à voler la cocaïne.

Richard Senior avait en outre volé une arme à feu qui devait servir à cambrioler l'entrepôt.

Il avait par ailleurs vendu en tant qu'intermédiaire des stéréoïdes à un second informateur, qui se faisait passer pour un policier de son service.

La défense, qui affirme que son client a été piégé, a déposé une contestation judiciaire qui sera entendue en juin.

Les audiences sur la détermination de la peine suivront par la suite.

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