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Des golfeurs d'Ottawa demandent à Doug Ford de rouvrir les terrains

Un homme joue au golf au Loch March Golf & Country Club, à Ottawa.

Le gouvernement de l'Ontario a ordonné la fermeture des terrains de golf dans le cadre du resserrement des règles sanitaires.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Plusieurs golfeurs de l’Ontario sont en furie de voir leur sport interdit dans le cadre des mesures sanitaires de la province. Une pétition demande au premier ministre Doug Ford de revenir sur sa décision de fermeture de terrains de golf, comme il l'a fait pour les terrains de jeux et certains pouvoirs de police.

Le 16 avril, face à la hausse des cas de COVID-19, l'Ontario a ordonné à la population de rester à la maison pour six semaines, forçant du même coup la fermeture de tous les terrains de golf.

Martin Patterson, directeur général d'Emerald Links, Anderson Links et Cloverdale Links, a déclaré que jusqu'à la nouvelle ordonnance, les trois terrains de golf étaient ouverts et avaient beaucoup de réservations de départs. Tout a dû être annulé.

Je ne peux pas répéter tout ce que j'ai entendu, a déclaré M. Patterson. Les gens étaient bouleversés.

M. Patterson dit que ses terrains de golf sont sécuritaires. Ils ont retiré les dispositifs pour nettoyer les balles, sorti les râteaux des pièges à sable, réparti les heures de départ, limité les chariots à une personne. Le paiement n'est possible qu'en ligne ou à l'aide d'une machine bancaire sans contact.

Le golf ne cause aucun problème de rassemblement social, a déclaré M. Patterson. Les terrains de golf ne sont pas le problème.

Égoportrait de l'homme sur un terrain de golf.

Martin Patterson est le directeur général des terrains de golf Emerald Links, Anderson Links et Cloverdale Links.

Photo : Gracieuseté : Martin Patterson

Au lieu de cela, il voit le golf comme une solution sécuritaire à la fièvre printanière.

Les gens ne peuvent pas être enfermés dans la maison tout le temps. Ils doivent sortir, a déclaré M. Patterson.

Nous devons sortir et faire de l'exercice

Kevin Haime, cofondateur du Kevin Haime Golf Center à Kanata, admet qu'il n'est pas un scientifique, mais souhaite que la province réexamine les restrictions sur les terrains de golf.

Je pense que le golf est assez sécuritaire, a-t-il déclaré.

Il a également apporté des modifications pour accroître la sécurité.

Auparavant, nous acceptions les clients sans réservation pour frapper des balles. Maintenant, les réservations sont obligatoires. Chaque balle est nettoyée entre les utilisateurs, a déclaré M. Haime.

Je ne dirige pas une entreprise pour prendre le risque que quelqu'un tombe gravement malade.

Dans un tweet qui est devenu viral, il soutient que l'Ontario est un cas unique dans la fermeture de terrains de golf en lien avec la COVID-19.

Certains ont répondu favorablement à son tweet, mais d'autres affirmaient que le golf élitiste s'attend à un traitement spécial, selon M. Haime.

Ce ne sont pas les gens que je vois dans mon centre de golf. Le golf n'est vraiment pas un sport d'élite, conclut-il.

Quatre joueurs de golf près du drapeau d'un vert.

Les terrains de golf ne sont pas fermés au Québec. (Archive)

Photo : Radio-Canada

Tous les golfeurs ne sont pas contre la fermeture

Yagiz Tuna est membre de l'équipe de golf de l'Université Carleton. Sa quatrième et dernière saison de compétition a été interrompue par la COVID-19.

Ironiquement, le fait que les terrains soient fermés signifie qu'il peut se concentrer sur sa dernière série de finales.

J'adorerais être là-bas. Mais en même temps, je comprends exactement pourquoi ils font ça, a déclaré M. Tuna.

Beaucoup de gens ont fait valoir que le golf peut être pratiqué en respect des règles sanitaires. Mais quand je joue au golf avec mes amis, je trouve que j'ai tendance à être paresseux avec certaines règles. Mon ami peut faire un beau coup et je vais avoir tendance à lui donner un high-five, admet-il.

Si nous pouvons garder tout fermé pendant six semaines, et ensuite, pouvoir jouer au golf pour le reste de l'été? Cela ne me semble pas être un gros problème.

Une citation de :Yagiz Tuna, membre de l'équipe de golf de l'Université Carleton

Quelques heures de normalité

Ashley Chinner est un passionné de golf qui vend des assurances aux terrains de golf. Il est également un homme noir et a aidé à diriger des initiatives de diversité avec Golf Ontario.

Il n'a pas été surpris de la fermeture des terrains de golf.

Tout est fermé depuis si longtemps. Comment ouvrir le golf, qui a la réputation d'être un sport d'homme riche que peu de gens pratiquent, dit M. Chinner. Je ne suis pas riche et je ne suis pas blanc, mais j'adore le golf.

Le COVID-19 a révélé de profondes inégalités, avec des impacts disproportionnés sur les Canadiens des communautés noires, autochtones ou des membres d’autres minorités visibles, selon M. Chinner. Il croit que ces inégalités doivent être corrigées.

Arrêter le golf à cause de la perception passe totalement à côté de la cible, a déclaré M. Chinner. Allez sur un terrain de golf et vous verrez tout le monde, des enfants de sept ans à des adultes de 70 ans, toutes les races différentes, toutes les croyances différentes, essayer de faire avancer leur petite balle.

Le golf offre aux gens quelques heures de normalité à une époque où rien n'est normal, a-t-il ajouté.

Mike Kelly, qui dirige Golf Ontario, un groupe qui représente quelque 800 parcours à travers la province, fait partie d'un effort de lobbying pour convaincre le gouvernement de changer sa position.

Le golf a prouvé qu'il était sécuritaire en 2020, a déclaré M. Kelly. Je crois que nos efforts nous permettront de rouvrir le plus vite possible.

Mais la province ne semble pas vouloir revenir sur sa décision.

Les mesures renforcées que nous avons introduites la semaine dernière visent à limiter la mobilité. Tant que nous ne maîtrisons pas cette troisième vague, nous avons besoin que tout le monde reste à la maison autant que possible, a écrit un porte-parole du bureau du premier ministre dans un courriel à la CBC.

Avec les informations de Hallie Cotnam

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