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Arrestation d'une Autochtone par un gardien de sécurité : la FSIN exige des comptes

Annette Custer.

Annette Custer a déclaré publiquement qu'elle était la femme dont l'arrestation par un un gardien de sécurité a été filmée et publiée sur les réseaux sociaux.

Photo : Radio-Canada / Chanss Lagaden

Radio-Canada

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) exige des comptes du Service de police de Saskatoon et des élus à la suite de l’incident entre une femme autochtone et un gardien de sécurité à l’extérieur d'un magasin FreshCo de Saskatoon, la semaine dernière.

Lors d’une conférence de presse de la FSIN, mardi, Annette Custer s'est présentée publiquement pour la première fois comme étant la femme qu'on voit dans la vidéo qui circule sur Facebook depuis la semaine dernière. Elle n'a toutefois pas pris la parole après cela.

Selon une avocate qui la représente, Annette Custer a été dépouillée de sa dignité à la suite de l'arrestation.

La mère de famille de 30 ans originaire de la Première Nation crie de Peter Ballantyne, dans le nord de la Saskatchewan, est toujours traumatisée par l’incident. Annette sera marquée pour le reste de sa vie, a déclaré le vice-chef du grand conseil de Prince Albert, Chris Jobb.

Le conseiller juridique de la FSIN, Michael Seed, a dit qu’il souhaite que la plainte d’Annette Custer à l’endroit du gardien de sécurité fasse l’objet d’une enquête et que la police porte des accusations contre lui.

Un porte-parole du Service de police de Saskatoon a indiqué par courriel que l’incident fait l’objet d’une enquête. Il a ajouté que, si la police doit demander l’avis de la Couronne pour savoir si elle doit porter des accusations, elle le fera. Le Service des poursuites pénales examinera tout renvoi fait par la police.

Pour sa part, le Programme des enquêteurs privés et des gardiens de sécurité du ministère des Services correctionnels, de la police et de la sécurité publique enquête également sur l’incident.

Le procureur général et ministre de la Justice de la Saskatchewan, Gordon Wyant, a fait une déclaration condamnant toutes les formes de racisme, de discrimination, d’intolérance et de sectarisme. Puisqu’une enquête est en cours au sujet de cette affaire, il a refusé de faire d'autres commentaires.

Une stratégie de lutte contre le racisme demandée

Le vice-chef de la FSIN, David Pratt, affirme que la fédération reçoit quotidiennement des appels d’Autochtones qui disent avoir été victimes de discrimination dans tous les secteurs en Saskatchewan, y compris la santé, la protection de l’enfance, la justice et l’éducation.

M. Pratt réclame donc une stratégie de lutte contre le racisme à l’échelle de la province et des cours obligatoires d’études autochtones dans le système scolaire.

Les gens ont besoin de connaître la véritable histoire de ce qui est arrivé à notre peuple et pourquoi nous en sommes là aujourd’hui. Sinon, ces actes de violence se poursuivront, dit M. Pratt.

Si [Annette] avait été une femme blanche, est-ce que cela se serait produit? C’est la question que nous devons nous poser.

Une citation de :David Pratt, vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan

Le cas d'Annette Custer est un exemple clair de racisme systémique auquel il faut s’attaquer, selon la vice-chef de la FSIN, Heather Bear.

Il ne s’agit pas d’un incident isolé. Ce sont des incidents qui se produisent la plupart du temps lorsqu’il s’agit des femmes et des filles autochtones : mauvais traitements, abus, attaques, racisme et marginalisation.

D'après les informations de Mickey Djuric et Zoé Clin

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