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Pont de Québec : Yvon Charest croit qu'une entente de principe est possible rapidement

Yvon Charest a le mandat de négocier le rachat du pont de Québec pour le gouvernement fédéral.

Yvon Charest a le mandat de négocier le rachat du pont de Québec pour le gouvernement fédéral.

Photo : Radio-Canada

Le négociateur nommé par Ottawa pour le rachat du pont confirme qu'il ne reste que la question financière à régler.

Yvon Charest le dit d'emblée : Ça pourrait aller vite.

Selon lui, tous les partenaires ont maintenant entre les mains la même information. Le pont est sécuritaire et les coûts d'entretien et d'inspection sont bien établis. Reste à évaluer le coût de la transaction.

Moi, je ne veux pas faire de similinégociations. Alors, j'ai dit à tout le monde, on va s'entendre sur la sécurité du pont, sur sa capacité portante, sur les coûts d'entretien des 25 prochaines années et une fois qu'on aura le signal clair du gouvernement qu'il est prêt à devenir propriétaire, on fera de la négociation financière.

Une citation de :Yvon Charest, négociateur pour le rachat du pont de Québec

Il y a plusieurs mois, Yvon Charest a cogné à la porte de l'actuel propriétaire du pont, le Canadien National (CN), pour obtenir ces informations.

Le CN nous a ouvert tous ses livres, tous ses rapports, il nous a donné accès à tous ses consultants. Le CN était confiant que son pont était sécuritaire et il était prêt à partager son information.

Dans un rapport jamais rendu public, Yvon Charest évaluait que les coûts de rachat du pont frôleraient les 800 millions de dollars.

Le signal qu'il attendait est tombé il y a quelques jours. Le gouvernement fédéral a fait savoir qu'il était prêt à négocier.

Méthode ferroviaire

La négociation va reposer sur les coûts d'entretien. Le CN utilise la méthode ferroviaire qui prévoit que l'on doit remplacer les pièces d'acier quand elles sont corrodées à 50 %. Si le gouvernement devient propriétaire, la méthode change et les normes seront différentes. L'acier est remplacé dès qu'il est usé à 30 %, explique Yvon Charest.

Je le dis ouvertement parce que ce sera une évidence. Les gens du CN vont dire : "C'est un pont ferroviaire, nous, on veut payer notre loyer en fonction d'un pont ferroviaire. Si le gouvernement a des objectifs additionnels, c'est lui qui devra les payer".

Le gouvernement du Québec aussi aura son mot à dire dans la démarche de rachat, à titre d'utilisateur du pont. Québec est lié par une entente avec le CN qui doit être renégociée dans les prochains mois.

Si ces deux partenaires sont prêts à aller en méthode accélérée, ça peut aller assez rapidement pour une entente de principe, conclut-il.

Volonté

Le maire de Québec est plus optimiste que le négociateur Charest. Si tout le monde s'y mettait, ça pourrait être réglé dans deux semaines. C'est une question de volonté. Régis Labeaume croit que le CN a tout intérêt à montrer sa bonne foi. Si t'es le CN, tu peux rétrocéder le pont au fédéral, je pense que c'est une bonne nouvelle pour ta compagnie. À un moment donné, il faut que tu ouvres les goussets pour payer ta chance.

Il croit qu'Yvon Charest est la bonne personne pour parvenir à rallier tous les partenaires. Les deux hommes ont travaillé ensemble lors du projet d'amphithéâtre. C'est un bon négociateur. Il est capable.

Il promet de l'aider si nécessaire. Si Yvon me demande un coup de main, je vais être là. On peut bougonner nous aussi. On est bon là-dedans.

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