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Programme national de garderies : l’Alberta demande l’autonomie complète

Des enfants de dos dessinant sur une clôture.

La ministre des Finances du Canada, Chrystia Freeland, a promis d'investir 30 milliards de dollars sur 5 ans pour la création de place de garderie à 10$/jour.

Photo : Gracieuseté du centre d'apprentissage Seven Oaks

L’Alberta demande à Ottawa de lui verser sans condition sa part des 30 milliards de dollars sur cinq ans annoncés lundi pour la création d’un programme national de garderies abordables.

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, affirme que le modèle préconisé par le gouvernement fédéral n’offre pas la flexibilité dont les familles albertaines ont besoin.

Des subventions pour des garderies institutionnelles qui sont ouvertes dans les centres urbains et 9 heure à 17 heure ne font rien pour venir en aide aux personnes qui travaillent de nuit ou celles qui vivent en région rurale, a-t-il affirmé lors de la période de questions.

Quelques minutes plus tôt, son ministre des Finances, Travis Toews, avait précisé que l’Alberta n’accepterait pas de condition du gouvernement fédéral pour mettre en place ce programme. Il n’a cependant pas complètement fermé la porte à investir davantage d’argent provincial pour soutenir les parents de jeunes enfants.

Dans son dernier budget, l’Alberta prévoyait dépenser 386 millions de dollars dans des programmes de garderie.

Le libre choix et la flexibilité, ce sont des slogans que le Parti conservateur uni (PCU) utilise pour éviter d’avoir à poser des gestes concrets dans ce dossier, a répondu la chef de l’opposition Rachel Notley qui accuse le gouvernement de refuser d’aider les femmes à entrer sur le marché du travail.

Des divergences de philosophie

Ce gouvernement a une différente philosophie, ajoute quant à elle l’ancienne députée néo-démocrate et militante pour l’accès à des garderies abordables Annie McKitrick. Ils veulent s’assurer que les garderies privées ont accès aux subventions du gouvernement fédéral, souligne-t-elle.

Elle rappelle que les garderies privées sont beaucoup plus nombreuses en Alberta qu’ailleurs au pays. Les garderies sans but lucratif comme les Centres de la petite enfance québécois sont rares en Alberta.

Le PCU avait annulé un projet pilote lancé par le Nouveau Parti démocratique et qui offrait des milliers de places de garderie à 25 $.

Ils ont des difficultés à accepter un programme qui va favoriser les garderies parce qu’ils pensent que certains parents choisissent de garder leurs enfants à la maison et de ne pas travailler et qu’ils devraient avoir les mêmes bénéfices que ceux qui choisissent de les envoyer en garderie, ajoute l’ancienne députée.

L’Alberta et le fédéral pourraient donc se retrouver devant une impasse. La ministre fédérale des Finances, Chrystia Freeland, a répété mardi que le coût de 10 $ par jour était non négociable.

La Fédération des parents francophones de l’Alberta demande d’ailleurs aux deux paliers de gouvernement de négocier. J'espère que la province va s'asseoir avec le gouvernement fédéral pour trouver des moyens d'utiliser le projet que le fédéral a lancé, lance sa présidente Gillian Anderson.

Avec les informations de La Presse canadienne

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