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Le prix médian des maisons atteint 210 000 $ dans la RMR de Saguenay

Carton « vendu » installé sur une affiche de courtier immobilier

Ces pancartes s'ajoutent rapidement au Québec.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Radio-Canada

Le prix médian des maisons unifamiliales a atteint un sommet à 210 000 $ dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Saguenay au cours des trois premiers mois de l'année.

C'est ce que révèlent des données publiées lundi par la Chambre immobilière du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il s'agit d'un bond de 24 % par rapport à la même période en 2020, alors que le prix médian s'établissait autour de 170 000 $. Le prix médian est utilisé dans l'immobilier plutôt que le prix moyen pour éviter un biais qu'amènerait la vente de maisons très chères. Ceci signifie que la moitié des maisons unifamiliales ont été vendues à plus de 210 000 $.

Lors de cette période, 347 maisons unifamiliales ont changé de propriétaire, ce qui représente une augmentation de 20 %.

Même si la tendance à la hausse a été observée quant au nombre de copropriétés vendues, de 24 à 41, le prix n'a pas suivi. Il a même chuté de 5 %. Historiquement, l'offre de copropriétés a toujours été plus faible au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La RMR de Saguenay comprend, en plus de Saguenay, les municipalités de Saint-David-de-Falardeau, Saint-Honoré, Saint-Fulgence, Sainte-Rose-du-Nord, Saint-Félix-d’Otis, Saint-Charles-de-Bourget et Larouche.

Des acheteurs inquiets

Cette hausse des prix a changé l'état d'esprit des vendeurs, comme l'explique la courtière immobilière Alexandra Desbiens.

Les acheteurs qui s'inquiètent le plus sont les gens qui ont vendu et qui ne s'attendaient pas à ne pas être capable de trouver parce qu'il y a quelques années, l'inquiétude des vendeurs était : "J'ai peur de ne pas pouvoir vendre au prix que je m'attends", relate-t-elle.

Elle ajoute qu'aujourd'hui, quand les vendeurs rencontrent les agents, ils affirment avoir peur de vendre trop vite et de ne pas réussir à se trouver une maison qui correspond à leurs besoins et à leur budget.

Le phénomène est expliqué par la pandémie : des gens veulent rester a la maison et veulent être bien, tandis que des personnes âgées sont moins tentées de vendre leur résidence. Ceci occasionne un manque de propriétés sur le marché.

L’unifamiliale connaît un resserrement sans précédent de ses conditions de marché en faveur des vendeurs, ce qui occasionne une surchauffe dans quelques secteurs et l’accélération rapide de la progression des prix après la longue période de stabilité enregistrée au cours des sept dernières années, avait fait savoir par communiqué Carlos Cordeiro, directeur général de la Chambre immobilière du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

D'après un reportage de Roby St-Gelais

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