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Des randonneurs en forêt trop pressés de commencer leur saison

Un sentier est difficilement praticable en raison de l'eau.

Une accumulation d'eau en pleine forêt

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Radio-Canada

Le printemps ne s’est pas trop fait attendre. Bien des amateurs de plein air ont donc déjà chaussé leurs bottines pour prendre les sentiers de la région d’assaut. Le hic, c’est qu’il est un peu trop tôt pour s’adonner à cette activité. La journaliste Catherine Gignac a eu l’occasion d’en discuter avec le président des Randonneurs du Saguenay, Louis Langevin, au mont Jacob, à Jonquière.

Pour quelles raisons faut-il éviter de fréquenter les sentiers dès le début du printemps?

Si les marcheurs s’y aventurent à cette époque de l’année, la végétation environnante ne manquera pas d’en souffrir.

Immédiatement après la fonte de la neige, il y a énormément d’eau dans le sol. Il y a des mares un peu partout. Ça s’accumule aux endroits où le sol est plus fragile. Ça devient vraiment vaseux et personne ne va avoir envie de se mettre les pieds , constate M. Langevin.

Dans ce contexte, les randonneurs auront tendance à sortir des sentiers battus pour contourner les flaques.

Les racines des arbres vont être déterrées. Les randonneurs marcheront sur des fougères naissantes, sur du lichen. Malheureusement, tout ça va se briser, déplore-t-il.

Les gens doivent donc être raisonnables et patients, ajoute-t-il, du même souffle.

Des bottes se trouvent dans une flaque d'eau boueuse.

Des bottes dans l'eau

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

Est-ce que l’équipement des marcheurs peut aussi faire des dégâts?

Absolument, les gens vont utiliser des crampons, même au printemps. Sur des plaques de glace, c’est efficace. Une fois qu’ils reviennent sur la terre, ça va vraiment briser le sol. S’il y a des aménagements en bois, comme des passerelles ou des escaliers, les crampons vont faire des dommages terribles. Par la suite, c’est excessivement dispendieux de réparer ça, observe Louis Langevin.

Est-ce que la pandémie contribue à amplifier la problématique?

Certainement, répond M. Langevin, sans aucune hésitation.

Les Québécois ont été encouragés par leur premier ministre à profiter de la nature en cette période de crise et plusieurs d’entre eux ont pris François Legault au mot.

Une personne seule ne fait pas beaucoup de dommages dans les sentiers et dans les environs, mentionne-t-il.

Par contre, ces petits chemins se dégradent à une vitesse exponentielle quand beaucoup, beaucoup de gens les empruntent, précise Louis Langevin.

Des racines sont clairement visibles.

Des racines bien visibles

Photo : Radio-Canada / Catherine Gignac

La discipline est donc de rigueur.

Si on se rend compte qu’un sentier n’est pas praticable, qu’il est trop boueux, il faut s’en trouver un autre tout simplement, conclut-il.

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