•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Amos veut maximiser le transport des marchandises par le train

Un chemin de fer dans un secteur industriel.

Le chemin de fer passe à travers le site du futur parc industriel d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Martin Guindon

La Ville d’Amos continue d’évaluer la faisabilité de son projet de plateforme multimodale, qui a pour but de maximiser le transport de marchandises par le train.

Lundi soir, le conseil municipal a confié la réalisation de l’étude de marché à la firme Raymond Chabot Grant Thornton, pour la somme de 20 500 $ avant taxes. La Ville souhaite évaluer les besoins des entreprises de son territoire pour une infrastructure qui permettrait de charger des conteneurs de marchandises du train vers des camions et vice-versa.

L’objectif, c’est de pouvoir facilement passer du train au camionnage ou du camionnage au train. Que les entreprises puissent remplir des conteneurs qui seraient posés sur le train. Ou de prendre les conteneurs sur un wagon et de les mettre sur un camion pour le transport local. C’est vraiment pour l’ensemble des entreprises de notre territoire qui ont besoin d’expédier ou de recevoir de la marchandise, explique le maire Sébastien D’Astous.

Sur le site Therrien

La Ville d’Amos a déjà fait réaliser une préanalyse par une firme d’ingénierie afin de s’assurer que le projet puisse se réaliser sur le site de l’ancienne scierie JE Therrien, accessible par la voie ferrée. Elle souhaite notamment y aménager un nouveau parc industriel. Cette première analyse a permis de déterminer qu’il y avait plusieurs configurations possibles sur le site.

Reste maintenant à connaître les besoins des entreprises du territoire de la MRC Abitibi. On sait qu’il faut augmenter notre capacité d’envoyer et recevoir des marchandises, que le train est une belle avenue pour ne pas augmenter notre contribution en gaz à effet de serre et que ça viendrait en même temps diminuer les coûts de transport. Mais il reste que ça nous prend une étude de marché. Même si on sait que certaines entreprises ont la volonté d’embarquer dans le projet, ça prend quand même une quantité critique pour pouvoir lancer un projet de cette envergure-là, fait valoir le maire D’Astous.

Vers un plan d'affaires

Selon ce dernier, cette plateforme multimodale pourrait aussi aider à attirer de nouvelles entreprises dans le futur parc industriel, en plus de désengorger la route 117 et réduire la pression sur les compagnies de transport dans le contexte de la pénurie de main-d'œuvre. Si l’étude de marché s’avère positive, la Ville pourra se lancer dans la confection d’un plan d’affaires.

Il faudra déterminer si le coût d’opération nous permettra d’être encore attrayant pour les entreprises qui voudraient utiliser le service. Attrayant dans le sens du coût par rapport aux délais de livraison. On s’entend que de passer par le train, ça augmente un petit peu les délais de livraison, donc ce n’est pas tout le monde qui va vouloir l’utiliser. D’un autre côté, c’est une belle avenue pour diminuer l’empreinte écologique des entreprises qui vont utiliser le service, estime Sébastien D’Astous.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !