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Des ajustements sont faits aux points de contrôle routiers à Ottawa et Gatineau

Un policier s'adresse à un automobiliste, dans une file de voitures.

Le maire de Gatineau souligne que la gestion des contrôles routiers aux ponts interprovinciaux s'améliore.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a souligné, mardi, que la gestion des contrôles routiers aux ponts interprovinciaux s’est améliorée au jour deux d’application de la nouvelle restriction sanitaire.

Ce matin, ça s’est mieux passé. L’arrimage se fait en temps réel entre les [différents] services de police. Tout le monde se parle pour essayer de diminuer l’inconvénient pour le citoyen, a-t-il dit en mêlée de presse virtuelle.

Il a ajouté qu’il n’avait pas la latitude pour se positionner par rapport à la décision du gouvernement de François Legault d’interdire les passages non essentiels à la frontière interprovinciale.

Contrairement aux maires ontariens, par exemple, nous n'avons pas de service de santé publique à l’interne. On n’a pas d'expertise interne [nous permettant] de porter un jugement local. Ainsi, moi [...] je suis au service du gouvernement pour appliquer les mesures qui, selon eux, nous permettent de bien nous sortir de [la crise sanitaire], a-t-il expliqué.

Des voitures alignées avec un panneau indiquant « point de contrôle COVID ».

Un point de contrôle, mardi, à Gatineau, au pont du Portage

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

M. Pedneaud-Jobin a profité de sa mêlée de presse pour inviter les résidents de Gatineau à garder le cap sur la lutte contre la COVID-19.

Il y a des gens qui ont besoin d’aller à l’hôpital. Il faut qu’ils puissent y aller et qu’ils soient bien servis. Ceux et celles qui peuvent l’éviter, c’est ce qu’il faut faire. L’une des façons [...], c’est en respectant les règles sanitaires, a-t-il insisté.

25 véhicules retournés de bord, lundi

Le maire était accompagné du chef du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Luc Beaudoin, qui a fourni quelques détails sur le déroulement des opérations sur les ponts interprovinciaux.

Luc Beaudoin à la table du conseil municipal

Le chef du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Luc Beaudoin (archives)

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Pour hier, ce sont plus de 1500 véhicules qui ont été contrôlés, vraiment, dans nos barrages. Moins de 2 % ont été retournés de bord. Ce sont donc environ 25 véhicules.

Une citation de :Luc Beaudoin, directeur général du SPVG

Le directeur général du corps policier gatinois a assuré que la coordination va bon train avec les autres services de police.

On a vu hier [lundi] que, à l’heure de pointe, ça a créé un impact. Pour les policiers ontariens, c’était la première occasion d’effectuer certains contrôles. On voit que, ce matin, il y a eu un certain ajustement, parce que ce n’est vraiment pas à cette période-là [de la journée] où il y a plus de personnes qui entrent illégalement dans une province, a-t-il indiqué.

C’est sûr que, dans les jours à venir, on va regarder les moments les plus propices où des Ontariens peuvent [...] avoir de l’intérêt à venir profiter de nos lieux touristiques ou de nos endroits pour faire des activités, a conclu M. Beaudoin.

La police d'Ottawa change de stratégie

D'autre part, en fin de journée mardi le Service de police d'Ottawa (SPO) a indiqué qu'il ne maintiendrait pas ses contrôles routiers 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, aux passages frontaliers interprovinciaux, aussi bien en ce qui a trait aux ponts qu'aux traversiers.

Le SPO mettra plutôt en place des agents selon un horaire tournant des points de contrôles routiers se déplaçant sur une base quotidienne à travers l'ensemble des zones de franchissement de la Ville d'Ottawa, jusqu'à l'expiration du décret provincial, est-il précisé dans un communiqué.

Ces changements visent à mieux assurer la santé et la sécurité de chacun, à amoindrir les retards et les risques encourus par les voyageurs et à permettre aux travailleurs essentiels d'arriver à bon port et à l’heure, ajoute le SPO dans sa déclaration.

Satisfait de cette décision, le maire Watson n'a toutefois pas abandonné son intention de faire reculer la province, précise son bureau.

Le SPVG a indiqué à ICI Ottawa-Gatineau procéder lui aussi à des contrôles sporadiques et pas sur tous les points d’entrée en même temps.

Passe d'armes entre Watson et la solliciteure générale

Rappelons que Québec a décrété des mesures réciproques et similaires à celles du gouvernement de Doug Ford, en Ontario.

Celles-ci sont entrées en vigueur lundi et ont vivement fait réagir le maire d'Ottawa, Jim Watson, qui demande au gouvernement ontarien de supprimer les contrôles routiers.

Une demande qui a vivement fait réagir la solliciteure générale de l'Ontario, Sylvia Jones, lorsqu'elle a été interrogée par le député néo-démocrate d'Ottawa-Centre Joel Harden, lui aussi opposé à cette mesure, lors de la période des questions à Queen's Park.

Nous savons que les variants sont très contagieux et on doit faire tout ce qui est en notre pouvoir, dans ces temps extraordinaires, pour protéger notre système de santé, a-t-elle justifié.

La députée Jones s'est dite étonnée par la prise de position du maire d'Ottawa, alors que celui-ci avait réclamé à plusieurs reprises l'interdiction des voyages interprovinciaux.

Il y a une grande différence entre encourager les résidents à rester chez eux, sauf pour des déplacements essentiels, et la décision de la province de mettre en place des points de contrôle sur cinq ponts et à deux traversiers. Hier fut un cauchemar et un gaspillage complet de ressources policières, n'a pas tardé à réagir le maire Watson, sur Twitter.

Il a reçu l'appui de la députée libérale d'Ottawa-Vanier, Lucille Collard, qui déplore le manque de logique de cette mesure.

Les inconvénients dépassent largement les bénéfices, si bénéfices il y a.

Une citation de :Lucille Collard, députée provinciale d'Ottawa-Vanier

Je pense que ce n'est pas l'idée du siècle. Prendre une décision comme ça, c'est mal connaître la région, estime la députée.

Le premier ministre du Québec, François Legault s'est, pour sa part, prononcé en faveur du maintien de cette mesure.

Quand vous regardez le taux de contagion en Ontario, le nombre de cas et le nombre d'hospitalisations, la situation est plus grave en Ontario qu'au Québec. Donc, c'est surtout nous qui tenons à garder ces mesures-là, pour s'assurer que les gens de l'Ontario ne viennent pas ajouter à la contagion à Gatineau et à différents endroits du Québec, a indiqué M. Legault.

Avec les informations de Rémi Authier

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