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Les mesures d’urgence encore prolongées en Outaouais

Gros plan de François Legault en conférence de presse.

Le premier ministre du Québec, François Legault (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Une semaine après avoir annoncé le prolongement des mesures spéciales d’urgence jusqu’au 25 avril et leur extension à l’ensemble de l’Outaouais, le premier ministre François Legault a annoncé, mardi, leur prolongement d'une semaine supplémentaire.

Les résidents de l’Outaouais devront attendre le lundi 3 mai pour voir se desserrer l’étau des contraintes sanitaires.

En Outaouais, le nombre de cas se stabilise, mais il est encore très élevé quand on regarde le taux de tests positifs [...] C’est la région qui a le taux de tests positifs le plus élevé. On le sait depuis plusieurs années, la capacité hospitalière est limitée en Outaouais [...], on est obligé de transférer des patients vers les Laurentides. C'est vraiment proche de la limite hospitalière en Outaouais, a rappelé le premier ministre Legault, en point de presse, mardi.

Du même souffle, celui-ci a donc annoncé le prolongement des mesures d’urgence jusqu’au dimanche 2 mai inclusivement pour les trois régions qui inquiètent le plus le gouvernement québécois, soit la Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches et donc l'Outaouais.

Une décision saluée par les élus locaux, comme le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin.

Il faut qu’on gagne du temps d’ici à ce que tout le monde soit vacciné et je fais confiance aux experts du gouvernement pour prendre les décisions, a-t-il réagi.

La mairesse en entrevue

Caryl Green, mairesse de Chelsea et préfète de la MRC des Collines-de-l'​Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada

Même son de cloche du côté de la mairesse de Chelsea et préfète de la MRC des Collines-de-l'​Outaouais, Caryl Green.

La capacité dans nos hôpitaux, on a dépassé les limites. Je pense donc que c’est très justifié de prolonger les mesures.

Maintien du couvre-feu et de l'école à la maison

Ces mesures d’urgence prévoient un couvre-feu de 20 h à 5 h, la fermeture des cinémas, des salles de spectacles et des musées, ainsi que des commerces jugés non essentiels.

Les restaurants doivent, pour leur part, se limiter à la livraison et à la vente à emporter, et les commerces qui restent ouverts ne peuvent vendre que des produits essentiels.

Malgré l'impact, le directeur général du Piz’za-za et du café-bar Aux 4 jeudis, président de l’Association des commerçants du secteur Aubry, Alexandre Leblanc, ne se dit pas surpris par l'annonce de mardi.

Il faudrait ne pas suivre l’actualité pour voir que les cas ne diminuent pas assez dans la région pour qu’on puisse retourner à une situation où on n’est plus en situation d’urgence maximale. Donc, non, pas de surprise!

M. Leblanc dans un bar dans la journée répond aux questions d'un journaliste.

Alexandre Leblanc, directeur du café-bar Aux 4 jeudis et du restaurant Piz'za-za (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

La situation n'en demeure pas moins difficile, témoigne Dominique Brisebois, copropriétaire du salon Atmosp'hair coiffure.

L’épuisement mental commence à se faire sentir beaucoup, beaucoup. De juste pas savoir, d’être obligé d’y aller de semaine en semaine, il y a un côté où on commence à s’habituer, mais on est de plus en plus épuisé aussi.

Un problème que confirme le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Stéphane Bisson, qui précise qu'une réouverture trop précoce ne serait toutefois pas une solution.

Il y a un coût énorme au niveau des entreprises d’ouvrir et de fermer, d’ouvrir et de fermer. Également au niveau du moral des employés, au niveau de la santé mentale... Ça devient très difficile. Très difficile aussi au niveau des entreprises qui ont constamment à s’adapter, explique-t-il.

Le message du premier ministre Legault aux parents

Selon les mesures en place, la limite dans les lieux de culte est également réduite à 25 personnes et les activités extérieures de sport ou de loisirs ne sont permises qu’avec les personnes résidant à la même adresse ou par groupe de huit personnes respectant la distanciation.

Quant aux écoles primaires et secondaires, elles doivent procéder en mode virtuel.

Une décision difficile pour les parents, a reconnu le premier ministre.

On regarde la situation de très proche. Je peux dire aux parents : on comprend très bien qu'au primaire, c'est très difficile l'enseignement à distance. Dès qu’on va avoir repris le contrôle, la première chose qu’on va rouvrir, c’est les écoles primaires, a-t-il promis.

Mme Tremblay accorde l'entrevue devant une pancarte affichant le nom du syndicat.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (archives)

Photo : Radio-Canada

La présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) juge nécessaire de procéder prudemment.

On a encore de nombreux cas dans les écoles en Outaouais, donc c’est sûr que c’est une mesure qui est bien accueillie par le personnel enseignant. Cela dit, ils ont très hâte de retrouver leurs élèves, a commenté Suzanne Tremblay, présidente du SEO.

La situation est très fragile, il faut être très prudent.

Une citation de :François Legault, premier ministre du Québec

Pour le premier ministre, ces mesures, aussi difficiles soient-elles, sont nécessaires, notamment pour ne pas se retrouver dans la même situation que l'Ontario.

On a mis en place des mesures que certains trouvent très dures, qui sont très difficiles à vivre, surtout après un an. Mais heureusement, quand on se compare, par exemple avec l'Ontario, on peut se dire que nos mesures fonctionnent pour l'instant, a-t-il indiqué.

Avec les informations de Mama Afou et de Rémi Authier

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