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Budget fédéral : l’Est-du-Québec a des attentes pour les sommes promises en garderie

Gros plan sur des blocs déposés sur une table, avec des enfants en arrière plan

Les besoins en garderies subventionnées sont criants dans la région (archives).

Photo : Radio-Canada / Patrick Pilon

Radio-Canada

À travers la panoplie de mesures annoncées dans le budget fédéral lundi, les investissements majeurs pour la mise en place d’un système de garderie à prix abordable dans l’ensemble du pays font jaser dans l’Est-du-Québec.

Québec devrait récolter sa part de ce plan de 30 milliards de dollars sur cinq ans, même si la province détient déjà des places en garderie subventionnées.

Les attentes sont élevées devant les négociations que Québec et Ottawa devront livrer pour arriver à une entente asymétrique.

La perspective de recevoir du financement pour soutenir le milieu de garde est accueillie dans l’Est-du-Québec comme une partie de la solution à un problème qui perdure depuis longtemps.

Sur la Côte-Nord, plus de 500 enfants attendent pour une place subventionnée selon la directrice du Regroupement des CPE de la Côte-Nord, Odette Lavigne.

On souhaite que cet argent-là annoncé hier serve à créer des places en CPE!

Une citation de :Odette Lavigne, directrice du Regroupement des CPE de la Côte-Nord

Si on parle de 500 enfants, on parle aussi de 500 parents qui sont avec eux, dont on se prive [sur le marché du travail] parce qu’on manque de places pour s’occuper de leurs enfants. C’est sûr qu' économiquement parlant, c’est profitable d’investir en petite enfance, défend Mme Lavigne.

Photo générique pour illustrer les garderies au Québec.

En octobre dernier, des organismes chiffraient les besoins de places en garderie à 500 en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine et à 1400 au Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Des négociations à venir

Si le budget prévoit qu’ailleurs au pays les sommes annoncées serviront à partager les coûts de ces garderies à 10 $ avec les provinces, au Québec, l’entente demeure à négocier.

La députée bloquiste de Manicouagan Marilène Gill aimerait que le Québec reçoive l’argent sans condition pour créer davantage de places en garderie, notamment en région.

La situation est très différente au Québec. Nous, ce qu’on souhaiterait, c’est que le Québec soit complètement libre d’utiliser les sommes comme il le veut bien entendu et comme c'est le cas habituellement. Maintenant il faut voir, car dans le budget présentement ce n’est pas inscrit, soutient la députée Gill.

Pour sa part, le député de Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, le conservateur Bernard Généreux, se demande à quel endroit le gouvernement fédéral va taxer pour se permettre de payer un tel programme. Il précise qu’il n’est cependant pas contre le principe du plan.

Si on dépense 30 milliards sur cinq ans, ce qui va évidemment augmenter, ce sont de nouvelles dépenses. Ce ne sont pas des dépenses liées à la pandémie. Il va alors falloir des revenus et à quel endroit le gouvernement va-t-il prendre ces revenus-là? Il ne le dit pas, s’inquiète le député.

Environnement : bon investissement, mais objectifs trop bas

Le Canada s'est aussi doté d'un nouvel objectif de réduction de gaz à effet de serre avec 36 % sous les niveaux de 2005, d'ici 2030.

Il s'agit d'une cible largement insuffisante, selon la directrice générale du Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent, Luce Balthazar, puisqu'elle demeure en deçà de celle du Québec et des autres pays ayant signé l'Accord de Paris.

Elle salue cependant la part d'investissement d'environ 1,4 milliard de dollars sur une dizaine d'années liée à l'adaptation aux changements climatiques. Une situation qui concerne l'Est-du-Québec, aux prises avec des inondations plus fréquentes et des risques d'érosion côtière.

Il y a un montant important qui est fixé, mais il est global encore une fois. On voit mal comment il peut se répartir. Il faut dépenser cet argent-là intelligemment. Il faut se donner de bonnes balises. Ce n’est pas juste de faire des enrochements ou de rebâtir des routes qui vont toujours être détruites. Il faut vraiment se donner un cadre rigoureux pour que ce soit durable, juge Mme Balthazar.

La directrice générale du Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent, Luce Balthazar

Luce Balthazar est la directrice générale du Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Bien qu'elle estime que le budget offre une part impressionnante à l'environnement, elle déplore toutefois l'absence de plan à court terme pour la réduction de la production d'hydrocarbures.

Par ailleurs, le gouvernement de Justin Trudeau investira un milliard de dollars supplémentaires pour aider les entreprises touristiques et les événements culturels qui ont grandement souffert des soubresauts de la pandémie. Des investissements qui étaient souhaités dans l’Est-du-Québec.

Avec des informations de Shanelle Guérin

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