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Près de 11 000 travailleurs de la santé hésitent à se faire vacciner en Saskatchewan

Une infirmière reçoit un vaccin à Regina.

Jusqu'à présent, il y a environ 29 000 travailleurs de la santé admissibles à la première phase de vaccination, sur un total de 40 500, qui ont accepté de se faire vacciner. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Radio-Canada

En date du 20 avril, près de 72 % des travailleurs de la santé inclus dans la phase 1 du plan de vaccination de la Saskatchewan se sont présentés pour recevoir l'un des vaccins disponibles. 32 % de ceux-ci ne sont donc toujours pas immunisés contre le virus.

Des milliers de doses non utilisées par ces professionnels sont désormais distribuées aux soignants inclus dans les phases subséquentes.

Trenna Bailey, une infirmière résidant à Tisdale, en Saskatchewan, a justement reçu l'une de ces doses non utilisées.

J’ai tout arrêté pour aller me faire vacciner, raconte-t-elle. C’est un énorme soulagement de savoir que le risque de contracter le virus a diminué.

Des infirmières équipées contre la COVID-19 à Tisdale

Trenna Bailey affirme que la plupart de ses collègues infirmières ont reçu leur vaccin.

Photo : fournie par Trenna Bailey

Bien qu’elle soit ravie d’avoir eu accès à l’injection, elle est aussi déçue par cette hésitation dans le milieu de la santé.

Ils font ce qu’ils veulent, on est dans un pays libre, mais c’est frustrant, explique-t-elle.

Tout comme on ne porte pas le masque seulement pour se protéger soi-même, on se fait aussi vacciner pour protéger l’ensemble de la population.

Une citation de :Trenna Bailey, infirmière

Selon le ministère de la Santé de la Saskatchewan, il y a de nombreuses raisons qui peuvent expliquer qu'un travailleur de la santé de la phase 1 ne soit pas encore vacciné. Par exemple, la personne peut avoir des conditions médicales particulières, avoir reçu un test positif pour la COVID-19 dans les 90 derniers jours ou bien avoir une hésitation concernant la vaccination.

Tous les vaccins sont sécuritaires et efficaces, explique le ministère de la Santé dans un communiqué émis plus tôt ce mois-ci. Nous encourageons tous les Saskatchewanais à aller se faire vacciner dès qu’ils sont admissibles.

Réseaux sociaux

La vice-présidente pour le secteur de la santé au Syndicat des employés du gouvernement de la Saskatchewan (SGEU), Tracy Sauer, identifie sans hésiter le principal responsable de cette hésitation.

Soyons francs, c’est à cause des réseaux sociaux.

Une citation de :Tracey Sauer, vice-présidente pour le secteur de la santé au SGEU

Nous sommes inondés de données concernant la COVID-19. Les gens ne savent plus en qui faire confiance.

Médecin aux soins intensifs à Saskatoon, le Dr Hassan Masri avance qu’il faut faire preuve de tolérance et de diplomatie envers les personnes ayant des doutes sur la vaccination.

Travailler dans un hôpital, ça ne veut pas dire être immunisé contre les émotions et les questionnements qui interpellent tous les autres êtres humains, rappelle-t-il.

Selon lui, le tiers des professionnels non vaccinés jusqu’ici ne recevront jamais de première dose. À son avis, les autres attendent de voir les suites du vaccin avant de prendre un rendez-vous.

En général, ils croient aux vaccins, mais ils sont inquiets quant à la vitesse de fabrication de ceux-ci. Ils peuvent aussi avoir entendu des histoires qui freinent leurs ardeurs, explique-t-il.

Le Dr Hassan Masri ajoute qu’il est toujours préférable de rappeler les succès des vaccins ailleurs dans le monde plutôt que de ridiculiser le point de vue des gens qui sont encore ambivalents.

Un collectif se penche sur la question

Lundi, l'Association médicale de la Saskatchewan et le Collège des médecins de famille de la Saskatchewan se sont associés avec différentes figures issues du milieu de la santé afin de lancer une campagne pour promouvoir la vaccination et répondre aux doutes liés à celle-ci.

Nous vous garantissons que le vaccin qui vous sera offert est sécuritaire, explique le collectif sur son site web (Nouvelle fenêtre) (en anglais seulement). Les effets secondaires les plus courants sont un niveau élevé d'excitation ainsi que des larmes de joie.

Peu importe si nous sommes épuisés, jeunes ou en bonne santé, la COVID-19 s'en fout, poursuit le collectif. Le seul moyen de l’arrêter est de se retrousser les manches et d’aller se faire vacciner.

Avec les informations de Jessie Anton

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