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Université Laurentienne : encore trop tôt pour intervenir, répond l'Ontario à Ottawa

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Les compressions à l'Université Laurentienne auront d'énormes répercussions sur les communautés francophones ontariennes.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Radio-Canada

Dans une lettre envoyée à Mélanie Joly, deux ministres du gouvernement ontarien expliquent qu'il serait « inapproprié » d'intervenir dès maintenant dans le dossier de l'Université Laurentienne.

Dans une lettre dont Radio-Canada a obtenu copie, la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney et le ministre des Collèges et Universités Ross Romano se disent disposés à poursuivre le dialogue avec Ottawa pour sauver les programmes récemment éliminés, mais ajoutent qu'ils préfèrent attendre.

Étant donné que l'Université Laurentienne s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, il serait inapproprié pour les gouvernements provincial et fédéral de s'ingérer dans le dossier, peut-on lire dans la lettre signée par les ministres Romano et Mulroney, et envoyée vendredi.

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L’Université Laurentienne, en situation d'insolvabilité, a entamé le 1er février des démarches pour se mettre à l'abri de ses créanciers.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Le gouvernement Ford se dit tout même prêt à travailler en collaboration avec le fédéral une fois que le processus judiciaire sera terminé. « Nous serions heureux d’avoir une discussion de fond quant aux investissements que le gouvernement fédéral pourrait consentir », écrivent les deux ministres ontariens.

En raison de ses difficultés financières, l'Université laurentienne a annoncé le 12 avril l'abolition d'une soixantaine de programmes, dont 28 de langue française. L'établissement du Nord de l'Ontario a aussi mis à pied une centaine de professeurs. L'annonce des compressions a provoqué une onde de choc au sein de la communauté franco-ontarienne.

Mélanie Joly prend la parole, debout, en Chambre.

La ministre fédérale du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

La lettre envoyée samedi se veut une réponse à la ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, qui avait interpellé le gouvernement Ford la semaine dernière. La ministre Joly avait alors souligné l'urgence d'agir pour assurer la pérennité de l'institution si importante pour l’avenir des jeunes francophones.

Dans sa lettre, Mme Joly précisait cependant n’avoir reçu aucune demande de la part de l’établissement ou de la province pour aider l’Université Laurentienne à se relever.

En plus de leur correspondance écrite, la ministre fédérale Joly et les ministres provinciaux Romano et Mulroney se sont tous rencontrés virtuellement, mardi, pour échanger sur l'avenir de l'Université Laurentienne. J'ai hâte de collaborer avec nos homologues fédéraux afin d'assurer l'accès à une éducation postsecondaire de qualité en français dans le Nord, a résumé sur Twitter Caroline Mulroney, après la rencontre.

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