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Sherbrooke limite officiellement les communications des élus avec les fonctionnaires

Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / Christine Bureau

Radio-Canada

Le conseil municipal de Sherbrooke a adopté lundi une nouvelle politique administrative pour encadrer les communications entre les élus et les fonctionnaires. Une politique accueillie favorablement, mais sans engouement, par la majorité des membres du conseil.

Les conseillers municipaux devront dorénavant adresser leurs questions et requêtes à la direction générale ou aux directions d’arrondissement plutôt que de contacter directement les fonctionnaires. Certaines exceptions sont prévues à la politique, notamment pour obtenir des informations permettant de répondre aux questions d’un journaliste.

La politique a été préparée par un comité de travail composé de Steve Lussier, Marc Denault, Vincent Boutin et Nicole Bergeron. Celui-ci avait été formé à la suite du tollé suscité par une directive de communication en début d’année.

On ne pouvait plus continuer comme c’était, ça je le confirme. Les employés de nos services sont pas mal à leur capacité maximale. Fallait mettre en place un processus de consultation entre les élus et les fonctionnaires.

Une citation de :Steve Lussier, maire de Sherbrooke.

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, estime que cette politique permettra d’alléger la tâche de certains fonctionnaires. Nos employés travaillent et ne peuvent pas recevoir une dizaine d’appels par jour, a-t-il déclaré en entrevue. On nuit à leur travail qui est déjà très très très demandant.

Moins centralisé que ce que la loi permet, selon le DG

Le directeur général de la Ville, Daniel Picard, s’est adressé aux membres du conseil municipal quelques minutes avant l’adoption de la politique. Il a expliqué que, selon lui, la Loi sur les cités et villes lui permettrait de contrôler davantage les communications.

La loi me donnerait le droit de limiter les accès seulement à la direction générale, mais ça ferait un non-sens parce qu’on ne serait pas efficace puis qu’on n’irait pas chercher l’ensemble de notre potentiel de communication, a-t-il déclaré.

Cet argument a été repris par plusieurs élus au cours de la soirée pour justifier leur décision d’appuyer une politique qui a pour objectif de limiter leurs interactions avec certains membres de l’administration municipale.

Majorité en faveur, malgré de vives oppositions de certains élus

La majorité des élus ont décidé de se ranger derrière les artisans de cette politique qui aura nécessité selon le maire, 17 heures de travail. Toute les politiques ne sont jamais parfaites, a mentionné d’entrée de jeu la conseillère Chantal L’Espérance. Je pense que ça vaut la peine et je remercie Monsieur Picard d’accepter d’ouvrir parce qu’il aurait pu fermer et il aurait eu le droit. La loi lui permet.

Paul Gingues, Évelyne Beaudin et Pierre Tremblay ont toutefois voté contre l’adoption de cette politique. Cette politique ne fera que compliquer et envenimer les choses tout en me limitant dans ma capacité de bien faire mon travail de représentant des citoyens, a déclaré Paul Gingues.

Ce dossier est symptomatique d’un dysfonctionnement profond à la Ville de Sherbrooke.

Une citation de :Évelyne Beaudin, conseillère municipale

La conseillère Évelyne Beaudin juge quant à elle que cette approche ne fera que multiplier les interactions en ajoutant des intermédiaires. Après la prochaine élection, j’ai bien l’intention de remettre les choses à leur place pour protéger le rôle de celles et ceux qui seront choisis pour représenter les citoyennes et les citoyens de Sherbrooke, a-t-elle souligné.

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