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La Ville de Sherbrooke demande au gouvernement de préserver ses manèges militaires

Le manège militaire de la rue Belvédère Sud à Sherbrooke

Le manège militaire de la rue Belvédère Sud à Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Radio-Canada

Les conseillers municipaux de Sherbrooke sont inquiets quant à l’avenir des manèges militaires de la rue Belvédère et de la rue William. Les bâtiments ont une grande valeur patrimoniale, selon le conseil, qui voudrait à tout prix écarter l’option de la démolition.

Le manège Colonel-Gaëtan-Côté, situé sur la rue Belvédère, ne pourra plus accueillir les militaires cet été, puisque l’état du bâtiment pourrait constituer une menace pour les occupants.

Il y a quelques semaines, le lieutenant-colonel Sam Nith de l’Armée canadienne avait indiqué quetoutes les options pour l’avenir du bâtiment étaient sur la table, y compris la démolition.

Quant au manège Sherbrooke Hussars, situé sur la rue William, un rapport est attendu sous peu, mais son état est aussi jugé inquiétant.

Plusieurs conseillers se sont montrés préoccupés de la situation lors du conseil municipal, lundi. Le manège militaire Sherbrooke Hussars est, selon la Municipalité, le plus ancien bâtiment public de la ville.

Sceptique quant à l’impossibilité de restaurer les bâtiments

Le maire Steve Lussier a critiqué l’approche qui semble être préconisée par les propriétaires des bâtiments. Le manège de Saint-Hyacinthe a été construit en 1903 avec le même architecte que celui de la rue Belvédère. Ce fut possible (de le restaurer) à Saint-Hyacinthe, alors pourquoi pas à Sherbrooke, a-t-il souligné. Ces propos ont trouvé écho parmi des conseillers.

Les pays de l’Europe ont des bâtiments qui datent de la Renaissance et du Moyen-Âge et font tout pour les garder.

Une citation de :Chantal L’Espérance, conseillère municipale du district du Lac-des-Nations

La chef de Sherbrooke Citoyen, Évelyne Beaudin, s’est quant à elle dite extrêmement sceptique par rapport à l’impossibilité de conserver du patrimoine qui est en place depuis 180 ans.

C’est cela notre trésor sherbrookois, c’est ce patrimoine immobilier qui forge notre identité culturelle, a-t-elle déclaré. J’espère que le gouvernement fédéral va prendre ses responsabilités de propriétaire immobilier.

Le conseiller Paul Gingues a, quant à lui, suggéré que le ministère du Patrimoine canadien et le ministère de la Défense nationale investissent les ressources nécessaires pour assurer la pérennité des bâtiments.

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