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Garderies à 10 $ : accueil partagé dans les provinces de l'Atlantique

La ministre tient une copie de son budget devant des drapeaux du Canada.

La ministre Chrystia Freeland déposait son tout premier budget lundi.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Pascal Raiche-Nogue

Le projet de création de places de garderie à 10 $ au Canada reçoit un accueil partagé dans les capitales provinciales de l’Atlantique. Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, est de loin le plus critique par rapport à la création de ce système pancanadien.

Dans son premier budget, déposé lundi, la ministre des Finances du Canada a dévoilé son plan pour diminuer les frais de garde à l’extérieur du Québec. Chrystia Freeland a un objectif ambitieux : les ramener à 10 $ par jour en moyenne d’ici 2026.

Au Nouveau-Brunswick, le progressiste-conservateur Blaine Higgs accueille très froidement le plan annoncé par Ottawa, puisqu’il prévoit une contribution à parts égales des provinces.

Je trouve toujours cela intéressant quand le gouvernement lance un chiffre en l’air. Et ce qu’ils font avec ce chiffre – et c’est un élément caché dans tout ça – c’est qu’ils engagent toutes les provinces à participer à raison de 50 % avant même les avoir consultées, lance le premier ministre lors d'un point de presse lundi soir.

Il qualifie le programme fédéral de tactique électorale qui vise surtout à charmer les électeurs de la grande région de Toronto, où les frais de garde d’enfants sont les plus élevés au pays.

Où sont les zones touchées le plus durement en matière de [frais pour la] garde d’enfants? C’est encore l’Ontario et la région de Toronto. Où le budget se concentre-t-il? C’est clairement un budget électoral, affirme-t-il.

Blaine Higgs reconnaît que la garde d’enfants est un enjeu important et il dit que le Nouveau-Brunswick pourrait faire mieux. Il note cependant que les frais de garde sont plus élevés dans d’autres provinces et que son gouvernement a annoncé des investissements dans ce secteur.

La ministre des Finances de Terre-Neuve-et-Labrador, Siobhan Coady, applaudit pour sa part cette initiative. Cette élue libérale se dit très contente de voir Ottawa prévoir jusqu’à 27,2 milliards $ sur 5 ans pour atteindre ses objectifs.

Je pense que c’est très important pour les familles et surtout pour les femmes, pour leur permettre de réintégrer le marché du travail. Je pense aussi que c’est un bon programme économique. C’est excellent, dit-elle.

Il reste à voir comment l’initiative fédérale va s'arrimer au programme de garderies à 25 $ par jour annoncé en 2020 par le gouvernement libéral d’Andrew Furey. Avec cette assistance, nous allons voir ce que nous pouvons faire de plus, dit la ministre Coady.

En Nouvelle-Écosse, le projet de garderies à 10 $ est accueilli à bras ouvert par le premier ministre, Iain Rankin. Selon cet élu libéral, il s’agit du point culminant du premier budget Freeland.

Je pense que c’est très substantiel et j’ai demandé au ministère de l’Éducation de voir comment on peut utiliser cela comme effet de levier pour développer notre programme préscolaire, dit-il.

Rankin et Higgs s’entendent sur les transferts en santé

Les premiers ministres du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ne voient pas du tout le budget fédéral du même œil. Leur analyse est diamétralement opposée sur les grandes lignes du plan Freeland.

Mais ils s’entendent sur au moins une chose : la question des transferts en santé. Blaine Higgs et Iain Rankin sont déçus que le gouvernement fédéral n’ait pas annoncé une augmentation majeure des transferts en santé.

Ça aurait été bien de voir une plus importante augmentation. Nous voulons tous voir le fédéral s’impliquer et fournir plus de financement pour les soins de santé. Tous les premiers ministres vont continuer de demander cela et j’appuie cette demande, affirme Iain Rankin.

Blaine Higgs abonde dans le même sens. Il souhaite lui aussi qu’Ottawa couvre une plus grande partie des dépenses en santé. Il ne trouve pas son compte dans le budget déposé lundi.

Nous ne nous attendions pas à tout recevoir d’un coup. Personne ne s’attendait à ça. Mais nous nous attendions à voir du mouvement. [...] Ça a été complètement ignoré dans le budget le plus dispendieux de l’histoire de notre pays.

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