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Train à grande fréquence, pyrrhotite, CPE : les enjeux de la région dans le budget fédéral 2021

Un train de VIA Rail en gare.

Un train de VIA Rail.

Photo : Reuters / Shaun Best

Radio-Canada

Le budget fédéral de Chrystia Freeland mentionne le projet de train à grande fréquence. En revanche, aucune somme précise n’est prévue pour le moment pour aider les victimes de la pyrrhotite.

Les acteurs de la région se réjouissent du fait que la ministre Freeland parle de la prochaine étape du projet de train à grande fréquence dans le corridor Toronto-Québec. Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche est soulagé de voir que le budget mentionne un train à grande fréquence plutôt qu’un train à grande vitesse. Nous, on souhaitait qu’il y ait quelque chose d’inscrit dans le budget concernant le TGF. La bonne nouvelle c’est qu’il y a quelque chose d’inscrit. Est-ce que c’est assez? Ce sera à déterminer si le montant est suffisant, ajoute le maire.

Le président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières aurait d’ailleurs aimé voir une somme plus importante inscrite au budget. C'est évident qu’on va continuer à faire des pressions pour finir par avoir le fameux train, affirme Jean Pellerin.

Ainsi, 4,4 millions sont prévus pour que VIA Rail Canada et Transports Canada continuent de travailler avec le bureau de projet conjoint afin de faire avancer la diligence raisonnable et de réduire les risques du projet.(extrait du budget fédéral 2021)

La ministre propose une somme de 491,2 millions sur six ans à VIA Rail pour des investissements en matière d’infrastructure qui soutiendraient la réussite globale du projet de train à grande fréquence. (extrait du budget fédéral 2021)

Déception pour les victimes de la pyrrhotite

Le budget ne prévoit aucune somme précise pour les victimes de la pyrrhotite même si le gouvernement Trudeau admet qu’une aide fédérale supplémentaire pourrait être nécessaire. On souhaite discuter avec Québec pour déterminer le montant nécessaire et en faire l’annonce lors d’un énoncé économique à l’automne.

Le président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite, qui réclame 50 millions d’Ottawa, estime que l’aide doit arriver plus tôt pour les victimes. La condition c’était que le provincial mette des sous dans le programme et on s’était fait assurer que le fédéral serait là. Le provincial a tenu parole, c’est au fédéral à en faire autant. Et le temps, c’est là, a affirmé Alain Gélinas au micro de Barbara Leroux à l’émission En direct.

Le député de Saint-Maurice–Champlain, François-Philippe Champagne, se veut rassurant par rapport à la pyrrhotite. Il affirme qu’il y a une reconnaissance que l’enjeu n’est pas réglé.

Ça a été mis dans le budget du gouvernement du Québec très récemment et nous, il faut avoir quand même une discussion [...] pour déterminer les montants et s’entendre avec le gouvernement du Québec, parce qu’on a toujours faire cela ensemble, a-t-il déclaré en entrevue à l'émission Toujours le matin, mardi.

Développement de places en garderies subventionnées

Ottawa entend créer une entente avec Québec pour maintenir et développer son réseau de garderies subventionnées. Une bonne nouvelle pour le Regroupement québécois des centres de la petite enfance. Présentement, je ne sais pas comment le gouvernement provincial va retraduire ces montants d’argent en développement de places, ajoute tout de même la présidente du Regroupement des CPE de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

La porte-parole du mouvement Ma place au travail est plus critique face à l’annonce. On se base sur le modèle créé au Québec, mais le modèle au Québec, il est en crise, dénonce Myriam Lapointe-Gagnon en entrevue à l’émission En direct. Elle souligne au passage que plusieurs places subventionnées ne sont pas disponibles à cause d’un manque d’éducatrices. Le mouvement veut s’assurer que les sommes promises iront à des mesures efficaces pour le système québécois, notamment une meilleure rémunération pour les éducatrices.

Réduction d’impôts pour les entreprises de technologies à zéro émission

Certaines entreprises de la région pourraient bénéficier de réductions d’impôts de 50% pour la production de technologies à zéro émission comme la production d’hydrogène vert, la production de batteries pour voitures électriques ou encore la fabrication de bornes de recharge pour voitures électriques.

Le directeur des communications et affaires publiques pour AddÉnergie précise tout de même que pour des entreprises émergentes comme la sienne qui dépensent beaucoup en recherche et développement, une réduction d’impôts ne s’appliquera sûrement pas à moyen terme. On voit une volonté effectivement de soutenir l’émergence d’entreprises canadiennes qui vont pouvoir exceller et compétitionner sur la scène mondiale à travers les énergies vertes, se réjouit Sylvain Bouffard au micro de l’émission En direct.

Il estime que les activités de recherche et développement dans ce secteur au Canada permettront également de développer les technologies adaptées à la réalité du climat et du territoire canadien.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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