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Budget fédéral : du bon pour Brunelle-Duceppe, pas de plan de relance selon Martel

Chrystia Freeland parle au lutrin aux Communes, pendant que Justin Trudeau l'écoute, assis.

La vice-première ministre Chrystia Freeland a présenté son premier budget depuis sa nomination aux Finances. Elle avait fait une mise à jour économique en novembre.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, et le député bloquiste de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, ont eu des lectures différentes du premier budget déposé par la ministre des Finances, Chrystia Freeland, alors que le pays est toujours accablé par la 3e vague de la pandémie de COVID-19.

Le budget prévoit plus de 100 G$ de dépenses et 265 G$ de déficits sur trois ans.

Richard Martel qualifie le travail de Chrystia Freeland d'électoraliste. Selon le lieutenant du Parti conservateur du Canada (PCC) au Québec, il faudra un jour ou l'autre expliquer ce que la pandémie va coûter aux citoyens.

Dans ce qu'ils ont montré, c'est les plans qui font défaut. Pas de plan pour une réouverture de l'économie progressivement, on ne sait pas. On ne sait pas quand on va commencer notre plan. C'était normal qu'on injecte pendant la pandémie, mais là, tantôt possiblement, on s'en va vers une sortie. Au moins, il faut qu'ils laissent sentir aux gens qu'on s'en va vers une sortie en ayant un plan. Il n'y a rien qui nous ramène à l'équilibre budgétaire. C'est bien beau, et il y en a qui ne veulent pas parler d'austérité, c'est bien correct, mais à un moment donné il va falloir y revenir, au moins de nous dire que à telle année on devrait être pas si pire sur ce côté-là, a réagi Richard Martel.

Alexis Brunelle-Duceppe trouve du bon dans ce budget, mais observe quelques fausse notes, en particulier en matière d'environnement.

Il y a des bonnes choses dans ce budget-là, on n'est pas fous, on regarde ça. C'est bien sûr qu'il y avait des programmes d'urgence et il fallait faire en sorte que ces programmes continuent parce qu'il y a toujours des gens, et j'ai parlé à plusieurs de mes concitoyens aujourd'hui au téléphone, qui en ont besoin. Donc, c'est une chose et elle se devait d'y être. C'était juste normal, ce n'est pas une surprise, tout le monde le demandait. [...] C'est sûr que ça coûte des sous, mais il faut savoir où on met les sous. Mais la relance verte, pour nous, ça passe à côté de la plaque, quand je vous dis qu'il n'y a pas de transferts en santé, ça passe à côté de la plaque, a souligné le député du Bloc québécois.

Loge m'entraide aurait aimé plus

Malgré l’annonce du financement d’une deuxième phase de l’Initiative de création rapide de logement (ICRL), l'organisme de défense Loge m’entraide croit que la ministre Freeland aurait pu faire plus. Cette initiative s’adresse aux personnes en situation d’itinérance ou de grande vulnérabilité, mais n’autorise pas le développement de logements sociaux, comme par exemple, la naissance d’une coopérative d’habitation. Pourtant, une partie importante de la population locataire a des besoins urgents sans nécessairement avoir une problématique spécifique, a réagi par communiqué la coordonnatrice de Loge m'entraide, Sonia Côté. 

Selon Loge m’entraide, la crise du logement et la pandémie auraient dû mener à des investissements comparables à ceux qu’Ottawa consentait au début des années 1980.

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