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Chaleur, sécheresse, et beaucoup d'incendies ce printemps au Québec

Un feu de broussailles près d'un boisé.

Tous les feux de forêt et de broussaille répertoriés jusqu’à maintenant ont été causés par l’homme.

Photo : Soumise par Liam Pattison

Si vous avez l’intention de faire des feux en plein air, mieux vaudrait revoir vos plans. Le printemps anormalement chaud et sec a créé un climat parfait pour les incendies.

Depuis le début de l’année, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) a répertorié pas moins de 79 incendies sur le territoire québécois.

C'est quatre fois plus que ce qu'on a normalement à pareille date, souligne le coordonnateur à la prévention et aux communications, Stéphane Caron.

Avec des températures bien au-dessus des valeurs de saison, une faible quantité de précipitations et un couvert de neige qui a disparu plus tôt qu’à l’habitude, le printemps 2021 est particulièrement propice aux incendies. La SOPFEU estime que le risque est élevé dans la plupart des régions du Québec, à l’exception de celles plus au sud comme l’Estrie et la Montérégie. Stéphane Caron croit que les faibles précipitations printanières pourraient avoir un impact sur les sols cet été.

Ça risque de créer une période d'assèchement plus longue et quand on va être rendus au mois de juin, au mois de juillet, le sol va s'être asséché en profondeur et ça risque de nous générer des incendies de plus grande ampleur, prévient-il.

Une colonne de fumée blanche s'élève dans le ciel.

Un feu de broussaille dans un secteur rural crée une colonne de fumée.

Photo : Radio-Canada / Conrad Fournier

Des incendies à 100 % d’origine humaine

Tous les feux de forêt et de broussaille répertoriés jusqu’à maintenant ont été causés par l’homme. Selon Stéphane Caron, le plus grand fléau à cette période de l’année est le brûlage de rebuts auquel s’adonnent certaines personnes.

C'est une pratique qui est sous-estimée : les gens ne pensent pas que ça peut être dangereux, mais ça l'est, dit-il.

Lorsque la végétation est sèche, il suffit d’une étincelle hors de contrôle pour qu’un incendie se déclare. Les végétaux morts peuvent aussi prendre rapidement feu au contact d’un moteur surchauffé de véhicule tout-terrain qui se serait aventuré dans un secteur non balisé. Un autre coupable : le simple mégot de cigarette souvent jeté par la fenêtre d’un véhicule.

Au printemps, quand la broussaille est morte, ça peut déclencher un incendie de forêt, assure Stéphane Caron.

Des gestes simples peuvent toutefois remplacer le brûlage de rebuts et contribuer à prévenir ces événements dangereux : le recours au compostage et à la collecte de résidus verts ou encore un détour par l’écocentre.

Avec les informations de Marie-Audrey Houle

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