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COVID-19 : aucune trace de transmission communautaire à Iqaluit, selon les autorités

Iqaluit au printemps.

En date du 19 avril, Iqaluit compte 28 cas d'infection active au virus qui cause la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Lundi, le bilan à Iqaluit était de 6 cas d'infection au SRAS-CoV-2 de plus. Le virus qui cause la COVID-19 continue donc de gagner du terrain dans la capitale du Nunavut. Les autorités sanitaires assurent toutefois que cette tendance n’est pas le signe d’une transmission communautaire.

Bien que le gouvernement du Nunavut ignore toujours comment le virus a refait son apparition au territoire, il croit que l'éclosion à Iqaluit est limitée à un seul groupe de personnes.

Nous connaissons les liens entre chacun des cas que nous avons détectés à Iqaluit jusqu’à maintenant, a expliqué le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, en point de presse lundi.

L’hypothèse d’une transmission communautaire est habituellement écartée lorsque tous les cas détectés découlent de la même chaîne de transmission.

Questionné au sujet des leçons tirées au cours des deux vagues de cas à Arviat, dans le sud du Nunavut, le Dr Patterson a indiqué que plusieurs protocoles avaient depuis été modifiés. Il a cité, entre autres, la manière dont les informations sont transmises aux communautés touchées et les opérations de traçage de contacts dans un contexte de transmission très rapide du virus.

Recherche de contacts

Iqaluit compte 28 cas actifs d'infection au virus qui cause la COVID-19. Neuf de ces cas ont été signalés au cours de la fin de semaine. Selon le Dr Patterson, les personnes atteintes sont toutes des adultes, dont les trois quarts sont dans la vingtaine ou dans la trentaine.

En date de dimanche, plus de 130 personnes avaient été identifiées comme de possibles contacts de personnes infectées. Toutes se trouvent à Iqaluit, mais les équipes de traçage examinent depuis dimanche de potentiels contacts à risque dans des communautés à l’extérieur de la capitale.

Les autorités attendent toujours de recevoir les résultats d’analyse d’un laboratoire du sud du Canada pour déterminer si les cas sont des variants de la COVID-19. Nous aurons une réponse au plus tôt d’ici la fin de cette semaine ou au courant de la semaine prochaine, a précisé le Dr Patterson.

Il s’attend à voir les cas se multiplier au cours des prochains jours, mais il affirme que cette tendance est signe que les opérations de traçage de contacts fonctionnent.

Michael Patterson lors d'un point de presse à l'Assemblée législative du Nunavut.

Le Dr Patterson affirme que les procédures de traçage de contacts sont efficaces jusqu'à présent.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Personnel infirmier appelé en renfort

Des infirmiers supplémentaires ont récemment été déployés à Iqaluit pour répondre à la demande croissante en lien avec le traçage de contacts et le dépistage de la COVID-19.

Les technologies de dépistage GeneXpert et BioFire dont dispose l’Hôpital général de Qikiqtani sont en mesure d’analyser environ 200 tests par jour. Or, pour l’instant, entre 70 et 80 tests sont analysés quotidiennement.

La façade de l'hôpital.

Iqaluit et Rankin Inlet sont les deux seules communautés du territoire à disposer de technologies de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

À la fin de la semaine dernière, trois ou quatre employés [du secteur médical] venaient ou étaient sur le point d’être déployés à Iqaluit et au moins une ou deux personnes arrivent aujourd’hui [lundi] pour apporter leur soutien, a précisé le médecin hygiéniste en chef.

Le ministère de la Santé s'est entendu avec un hôtel d’Iqaluit pour loger les infirmiers appelés en renfort à court terme.

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