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Un chèque de 500 $ en août pour les personnes retraitées de 75 ans et plus

Les montants mensuels de la Sécurité de la vieillesse ne seront bonifiés qu’à compter de juillet 2022.

Une dame âgée compte ses sous, posés sur une table devant elle.

Le gouvernement fédéral avait offert une aide ponctuelle similaire l'an dernier.

Photo : iStock

Le budget de la ministre fédérale des Finances, Chrystia Freeland, propose un versement de 500 $ en août prochain aux prestataires de la Sécurité de la vieillesse de 75 ans et plus. La bonification des montants mensuels à plus long terme pour ce groupe d’âge fera l’objet d’un projet de loi et ne se concrétisera que l’an prochain, au plus tôt.

En vertu de mesures législatives, ce montant de 500 $, destiné aux personnes âgées de 75 ans et plus en date de juin 2022, n’influera pas sur le montant du Supplément de revenu garanti, pour ceux qui en sont bénéficiaires, parce qu’il sera exclu de leur revenu.

Le gouvernement avait offert une aide ponctuelle similaire de 300 $ aux prestataires de la Sécurité de la vieillesse, l’an dernier.

En conférence de presse, la ministre Freeland a estimé que cette aide était absolument nécessaire, après une année difficile pour les aînés, marquée par l’isolement de plusieurs d’entre eux. Ils méritent l’aide qu’on va leur donner, a déclaré la vice-première ministre.

À plus long terme, le gouvernement veut, au moyen d’un projet de loi qu’il entend déposer, augmenter de 10 % les prestations mensuelles de la Sécurité de la vieillesse pour les personnes de 75 ans et plus, à compter de juillet 2022.

Dans son discours budgétaire, la ministre Freeland a estimé que cela permettait au gouvernement de tenir sa promesse, même si l’augmentation ne se fera sentir que l’an prochain.

La mesure touchera 3,3 millions de Canadiens, selon le gouvernement, et entraînera une augmentation de 766 $ la première année, soit d’environ 64 $ par mois. La hausse serait par la suite indexée en fonction de l’inflation.

Coût total de l’aide supplémentaire proposée : 12 milliards de dollars sur cinq ans, à compter de 2021-2022, puis 3 milliards par année par la suite.

Le gouvernement Trudeau offre donc un peu plus de la moitié du montant mensuel réclamé dans une motion du Bloc québécois, le mois dernier, qui demandait une hausse de 110 $ par mois pour les prestataires de 65 ans et plus. Les libéraux, minoritaires, s’étaient opposés à cette motion adoptée lors du premier vote électronique à la Chambre des communes.

En octobre dernier, le Réseau FADOQ avait déploré que les hausses jumelées de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti ne représentaient que 1,52 $ par mois pour le trimestre d’octobre à décembre 2020.

Des milliards pour les centres de soins de longue durée

À compter de 2022-2023, le budget fédéral prévoit un investissement de 3 milliards de dollars sur cinq ans, versé à Santé Canada, afin d’aider les provinces et les territoires à faire appliquer les normes relatives aux soins de longue durée et d’apporter des changements permanents.

L’idée de normes nationales dans les foyers pour aînés et CHSLD avait déjà été évoquée par le premier ministre Justin Trudeau. Elle n’avait pas manqué de faire réagir, notamment au Québec.

Le budget prévoit aussi 90 millions sur trois ans, à compter de 2021-2022, pour aider des organismes communautaires qui offrent du soutien pour le maintien des personnes âgées à domicile. Ces activités comprennent notamment la préparation des repas, l’entretien ménager, les courses, les menus travaux et les déplacements.

D’autres mesures budgétaires pouvant toucher notamment les aînés :

  • 29,8 millions de dollars sur six ans, à compter de 2021-2022, pour faire progresser la stratégie du gouvernement en matière de soins palliatifs et de jeter de meilleures bases pour assurer une action coordonnée concernant les besoins en soins de longue durée et de soutien, notamment en améliorant la recherche;
  • 13,2 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2021-2022, et 2,6 millions par année par la suite pour s’assurer que le régime d’aide médicale à mourir du Canada est mis en oeuvre de manière uniforme et qu’il comporte toutes les mesures de protection nécessaires. Cela passe notamment par la formation des praticiens et la recherche;
  • Mise à jour de la liste des fonctions mentales nécessaires aux activités de la vie courante aux fins d’évaluation relativement au crédit d’impôt pour personnes handicapées;
  • Reconnaître un plus grand nombre d’activités dans la détermination du temps consacré aux soins thérapeutiques essentiels et de réduire la fréquence minimale requise de soins thérapeutiques pour être admissible au crédit d’impôt pour personnes handicapées. [...] Le gouvernement entreprendra un examen de ces changements en 2023.

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