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Ottawa veut soutenir les jeunes et les travailleurs dans l'ère post-COVID

Deux travailleurs portent le masque devant leur écran d'ordinateur.

Environ 300 000 Canadiens qui avaient un emploi avant la pandémie sont encore sans emploi

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La pandémie de COVID-19 a provoqué un choc économique majeur au Canada. Si le budget fédéral, présenté lundi, prolonge certaines mesures d’aide aux entreprises et aux travailleurs, il en annonce aussi la fin prochaine. Et pour le gouvernement, la relance passera notamment par la formation.

Dans son budget, la ministre des Finances annonce qu’elle prolonge de 12 semaines la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE), jusqu’à un maximum de 50 semaines. Les personnes qui en bénéficient recevront 500 $ par semaine les 4 premières semaines, puis 300 $ les 8 semaines suivantes.

La PCRE pour les proches aidants est également prolongée de 4 semaines, jusqu’à un maximum de 42 semaines.

Le gouvernement estime que ces prolongations coûteront 2,5 milliards de dollars sur deux ans.

La PCRE sera disponible jusqu’au 25 septembre prochain, date à laquelle prend aussi fin la Subvention salariale d’urgence pour les entreprises.

Ottawa ouvre la porte, par des modifications législatives, à une prolongation supplémentaire de la PCRE jusqu’au 20 novembre, s’il y a lieu.

Assurance-emploi

Avec un investissement de 3 milliards de dollars sur cinq ans, puis de 966,9 millions par la suite, le gouvernement fera passer de 15 à 26 semaines la période de prestations de maladie de l’assurance-emploi, à compter de l’été 2022. Selon Ottawa, la mesure aidera 169 000 Canadiens chaque année.

Le budget prévoit aussi 3,9 milliards de dollars sur trois ans, à partir de 2021-2022, notamment pour maintenir un accès uniforme à l’assurance-emploi, avec un seuil de 420 heures travaillées et un minimum de 14 semaines de prestations.

Cette somme vise aussi à aider les travailleurs ayant plusieurs salaires et à prolonger des améliorations au programme Travail partagé, afin d'éviter des mises à pied.

Pour les travailleurs saisonniers, le gouvernement propose de prolonger un projet pilote d’assurance-emploi jusqu’en octobre 2022, au coût de 99,6 millions de dollars sur trois ans.

Alléger la dette étudiante

Le budget propose par ailleurs d’investir 5,7 milliards de dollars sur cinq ans dans les jeunes du Canada.

L’un des aspects les plus frappants de la pandémie a été le sacrifice historique que les jeunes Canadiens ont fait pour protéger leurs parents et leurs grands-parents. Nos jeunes ont payé le prix fort pour que nous soyons en sécurité. Nous ne pouvons pas laisser les jeunes Canadiens devenir une génération perdue.

Au début de la pandémie, le gouvernement avait imposé un moratoire de six mois sur tous les remboursements de prêts étudiants et s’était engagé à suspendre d’un an l’accumulation d’intérêts sur les prêts étudiants en 2021-2022. 

Dans son budget, le gouvernement annonce qu’il prolonge la renonciation à l’accumulation d’intérêts sur les prêts d’études canadiens et les prêts canadiens aux apprentis jusqu’au 31 mars 2023, une mesure qui coûterait 392,7 millions de dollars.

Le gouvernement a aussi indiqué qu’il prolonge de deux ans le doublement des bourses d’études canadiennes, soit jusqu’à la fin du mois de juillet 2023, une mesure qui coûtera 3,1 milliards de dollars.

Lundi, Ottawa a également promis de réformer le Programme canadien de prêts aux étudiants, des mesures de l'ordre de 203,5 millions de dollars sur quatre ans.

Chaque année, le gouvernement du Canada verse une aide au remboursement à environ 350 000 emprunteurs à faible revenu. On propose notamment d’augmenter le seuil de cette aide de 25 000 $ à 40 000 $, une mesure qui aiderait plus de 120 000 Canadiens à consolider leur dette de prêt étudiant. 

De plus, le plafond des paiements mensuels de prêts étudiants passera de 20 % à 10 % du revenu du ménage.

Stages et accès au travail

Environ 300 000 Canadiens qui avaient un emploi avant la pandémie sont encore sans emploi. Le gouvernement estime que la COVID-19 a changé la façon de fonctionner de nombreux employeurs et qu’il faut aider les travailleurs. 

À mesure que l’économie se remet en marche, ces possibilités reviendront, mais il sera nécessaire de s’adapter à la nature changeante du travail – y compris les nouvelles technologies, industries et méthodes de travail – qui ne fera qu’augmenter, peut-on lire dans le budget. 

C’est pourquoi le budget présenté lundi prévoit près de 3,5 milliards de dollars pour offrir environ 500 000 nouvelles possibilités de formation et d’emploi dès 2021 pour les jeunes et les travailleurs.

Autres mesures pour les travailleurs :

  • Bonifier l’Allocation canadienne pour les travailleurs en faisait passer à 22 944 $ le niveau de revenu à partir duquel la prestation commence à être réduite, dans le cas des personnes seules sans enfant, et à 26 177 $, dans le cas des familles. Cette mesure - un investissement de 8,9 milliards de dollars sur six ans - viendrait en aide à environ 1 million de Canadiens de plus, dont plusieurs qui travaillent à temps plein au salaire minimum.
  • Ottawa veut établir un salaire minimum fédéral de 15 $ de l’heure pour les travailleurs à faible salaire dans le secteur privé sous réglementation fédérale. Cette mesure toucherait environ 26 000 travailleurs.

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