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La démolition de l'école Marguerite-d'Youville amorcée

Une pelle mécanique détruit une école.

L'école Marguerite-d'Youville est démolie pour faire place au projet Lab-École.

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Radio-Canada

Dans quelques jours, l'ancienne école Marguerite-d'Youville, à Chicoutimi, ne sera que poussière. Le bâtiment construit en 1959 sur la rue Boily, dans le quartier Saint-Joachim, disparaîtra d’ici à vendredi pour faire place à un tout nouveau projet : le Lab-École Saguenay.

Léopold Sabourin, 94 ans, a vu naître l’ancienne école primaire. Aujourd’hui, il immortalise sa disparition.

On s'est battu fermement pour avoir l'école ici parce que beaucoup de gens voulaient l'avoir en arrière de l'église. Les enfants étaient ici. Quand on a construit ça, c'était un quartier neuf , raconte le nonagénaire.

L’école Marguerite-d’Youville emportera, avec elle, beaucoup de souvenirs. De nouveaux prendront forme entre les murs du futur bâtiment, qui sera l’un des modèles de l’école de demain, tel qu’imaginé par le sportif Pierre Lavoie, le chef Ricardo Larrivée et l’architecte Pierre Thibault. Ces trois membres fondateurs, qui jouissent d’une notoriété dans leurs domaines respectifs, siègent au conseil d’administration de Lab-École, dont l’objectif est de concevoir des milieux de vie favorisant l’apprentissage et d’imaginer les écoles comme des écosystèmes.

C'est beau de voir qu'on va avoir une école extraordinaire dans un quartier ouvrier , se réjouit Léopold Sabourin.

Sylvie Beaulieu a elle aussi assisté au coup d’envoi de l’opération démantèlement avec un pincement au cœur.

Ça me fait quelque chose. Mon mari est allé à l'école là, mes enfants aussi et, l'année prochaine, mes petits-enfants. Mais ça va être une belle école. Je suis contente pour le quartier qu'on ait une belle école Lab , a-t-elle commenté.

Pour Sylvie Deschênes, les souvenirs sont nombreux. L’ancienne élève de l’école Marguerite-d’Youville y a plus tard enseigné. C'est ce qui explique pourquoi elle avait le cœur aussi gros en regardant l’édifice s’incliner sous le pic des démolisseurs.

Je trouve que c'est l'emplacement idéal pour construire une nouvelle école qui va avoir des volets particuliers , s’est-elle toutefois consolée.

Développement durable

Les critères du Lab-École, très stricts, exigent que le bâtiment s'harmonise avec son environnement. Des poutres de la disparue Marguerite-d’Youville seront donc récupérées pour être réutilisées lors de l’aménagement des modules de jeux, dans l’esprit du développement durable. Cette récupération de portions de la structure force les démolisseurs à procéder avec soin.

On ne peut pas démolir le bâtiment en entier d'un coup sec. Donc, on fait l'enlèvement du toit en premier pour aller récupérer les poutres et par la suite, quand les cinq poutres vont être récupérées, là on va faire le démantèlement des murs périphériques. Il va rester ensuite les fondations à démolir à part , explique Marie-Pier Desbiens, ingénieure et chargée de projet chez AMEC Construction.

L’école devrait être complètement rasée d'ici la fin de la semaine. La construction des nouvelles bâtisses s'amorcera à l'automne. Les travaux culmineront l’an prochain, à temps pour la rentrée scolaire 2022.

D'après le reportage de Mireille Chayer

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