•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouveau projet de recherche à l'UQTR sur la santé mentale des agriculteurs

Un tracteur laboure un champs au printemps.

Un travailleur agricole laboure un champs avec un tracteur.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Pascale Langlois

Des chercheurs du département de psychologie de l’UQTR entreprennent une nouvelle étude sur la santé mentale des agriculteurs, sous la direction de la professeure Lyson Marcoux. La dernière grande enquête au Québec remonte à plus de 14 ans. Le doctorant en psychologie Maxime Hébert espère dresser un meilleur portrait des familles agricoles, mais aussi avoir le point de vue des agricultrices. Ces dernières étaient largement absentes selon lui lors de la dernière enquête. Il nous présente le projet de recherche en quatre questions.

Pourquoi faire un projet de recherche sur la santé mentale des agriculteurs?

La dernière enquête remonte à 2006. On a développé une collaboration avec l’UPA et on leur a demandé quels sont leurs besoins. Ils nous ont dit: On a besoin de nouvelles données. Nous, nos hypothèses, c'est que la santé mentale, elle est encore précaire. On le sait, on en entend souvent parler dans les médias.

Rien n’indique que les conditions de vie des agriculteurs se sont améliorées depuis l’étude de 2006. Même qu’il ressort une augmentation des contraintes reliées aux coûts, aux normes à respecter, aux changements climatiques. Il y a un resserrement des normes sanitaires en lien avec le bien-être animal. L’impact de ces contraintes, on a pu le vérifier avec une étude de cas réalisée au début de la pandémie.

Donc de vérifier les nouvelles données, surtout en pandémie, ça va nous permettre de les comparer avec la dernière enquête. Ça va permettre de maintenir les services qui sont en place, en développer des nouveaux, ou à l’UPA et aux organismes communautaires à obtenir du financement.

Qu’est-ce que vous allez évaluer concrètement?

On veut vérifier si la santé mentale est en lien avec le mode de vie agricole, donc le travail, la situation conjugale ou le fonctionnement familial. En fait, ça n’a pas été clairement évalué dans la dernière enquête, donc ça va nous permettre de vérifier s’il y a un fonctionnement familial qui caractérise les familles agricoles québécoises.

On va vérifier aussi de quelle façon il est lié à la santé mentale des agriculteurs. Est-ce qu’il y a un fonctionnement familial qui, malgré les contraintes du milieu, va améliorer leur santé mentale? Ou, est-ce qu’il y a un mode de fonctionnement familial qui est reconnu pour détériorer la santé mentale des agriculteurs?

On veut vérifier si c’est en lien avec le groupe d’âge, le niveau d’implication de la relève, on va faire le lien aussi avec le type d’exploitation. On veut aussi vérifier la santé mentale en processus de transfert. On aimerait aussi avoir le point de vue des productrices.

Qu’est-ce qui vous a interpellé dans ce sujet de recherche?

Moi en fait, je m’intéresse au fonctionnement familial. Je voulais avoir un projet qui est porteur de sens. J’ai feuilleté les études au niveau de l’agriculture. J’étais bien conscient qu'au niveau de la santé mentale, la famille pouvait être un facteur de protection.

Mais quand on regarde les études, on se rend bien compte que lors d’une période de transfert, la famille qui est très impliquée peut entraîner une détérioration de la santé mentale à un certain niveau. Ça n’a jamais été vérifié à l’aide de questionnaires, avec une étude quantitative.

Qu’est-ce que ça demande aux participants? Comment va le recrutement?

Le recrutement va très bien. Ça demande de remplir un questionnaire en ligne d’environ 45 à 60 minutes. Ils ont une feuille de ressources, mais je suis toujours disponible pour répondre à leurs questions. C’est confidentiel, à moins qu’ils me laissent leur nom et leur courriel, je n’ai aucune idée qui a rempli le questionnaire.

On cherche une centaine de participants. Ce type de recherche, on a besoin du plus de participants possible. Plus on a de participants, mieux ça représente la population des agriculteurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !