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Deux portraits juxtaposés.

Le chef du Parti libéral de l'Ontario, Steven Del Duca (à gauche) a demandé la démission du premier ministre Doug Ford (à droite), lundi.

Photo : La Presse canadienne / CBC News

De plus en plus de voix s’élèvent pour demander la démission du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.

La publication d’un article d’opinion dans les pages du Washington Post, lundi matin, fait boule de neige. Le chroniqueur David Moscrop y réclame le départ du premier ministre et l’accuse d’être directement responsable de l'état désastreux de la pandémie dans la province.

Depuis, le chef du Parti libéral de l’Ontario, Steven Del Duca, a lui aussi demandé à M. Ford de renoncer à son poste.

Doug Ford est le pire premier ministre de l'histoire de l'Ontario à un moment où le leadership compte le plus. Il devrait démissionner maintenant avant d’empirer les choses.

Une citation de :Steven Del Duca

Sur Twitter, les mots-clics #FordMustResign et #HealthWorkersFightBack (Ford doit démissionner et les travailleurs de la santé se défendent, traduction libre) prenaient de l’ampleur en après-midi lundi.

D’ailleurs, au moins un médecin ontarien et expert des maladies infectieuses a repris l’appel et a demandé le départ du premier ministre.

Le Dr Abdu Sharkawy, professeur adjoint de médecine à l’Université de Toronto, a déclaré sur Twitter lundi : Nous marquons l'actualité internationale. Pour toutes les mauvaises raisons. L'Ontario est devenu une catastrophe humanitaire en raison d'un manque historique de leadership. C'est l'heure. Nous ne pouvons pas perdre une autre vie. Pas une. #FordMustResign.

Trop c’est trop

Le premier ministre a ignoré les conseils des experts de la santé à plusieurs reprises, selon M. Moscrop. Celui-ci est aussi boursier postdoctoral du Conseil de recherches en sciences humaines au Département de communication de l'Université d'Ottawa.

Il souligne d’ailleurs que son gouvernement a décidé d’attendre une semaine supplémentaire pour implanter un ordre de rester à la maison afin de voir si la modélisation qui prévoyait le débordement des hôpitaux se réaliserait, citation tirée d’un article de QP Briefing publié le 8 avril.

Trop c'est trop. Il est temps pour Ford de partir. Il doit démissionner.

Une citation de :David Moscrop

M. Moscrop inclut dans sa chronique une liste de décisions prises par M. Ford avant la pandémie qui prouvent, selon lui, que le premier ministre n’était pas à la hauteur de la situation même avant la crise sanitaire.

Il termine en suggérant au caucus du Parti progressiste-conservateur de se révolter contre le premier ministre.

Écrire directement à son député conservateur

Une publication du groupe d’activistes #HealthWorkersFightBack qui demande aux Ontariens de communiquer directement avec M. Ford et les députés du Parti progressiste-conservateur a été reprise par des dizaines de médecins de la province sur Twitter.

De plus, une seconde campagne qui demande aux citoyens d’envoyer un courriel aux députés du parti a été organisée par la Dre Béatrice Copps.

La Dre Copps a rédigé un courriel et a dressé une liste d’adresses courriel des députés du parti de M. Ford dans lequel elle demande un programme de congés de maladie payés, la fermeture de plus de lieux de travail considérés comme à risque et la fin des pouvoirs accrus accordés aux policiers, entre autres.

Nouvelle journée, nouvelle opportunité d'envoyer des courriels à l'équipe Ford et pour exiger des jours de congé de maladie payés, des équipements de protection pour les travailleurs essentiels. Cliquez ici pour un e-mail pré-rempli.

Elle suggère à tous d’utiliser son gabarit et d’envoyer des courriels jusqu’à ce que le gouvernement Ford réagisse.

Cette publication a elle aussi été reprise par plusieurs médecins ontariens sur Twitter.

Le NPD circonspect

La cheffe de l’opposition officielle, Andrea Horwath du NPD, a elle aussi demandé la fin de l’État policier et l’instauration d’un programme de congés de maladie payés, blâmant directement le premier ministre Ford pour la situation sanitaire dans la province lors d’un point de presse, lundi.

La chef de l'opposition officielle de l'Ontario, Andrea Horwath, les  bras au ciel, en conférence de presse.

La cheffe de l'opposition officielle de l'Ontario, Andrea Horwath, a demandé la démission de la solliciteure générale, lundi. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Elle a demandé la démission de la solliciteure générale Sylvia Jones, mais n’a pas spécifiquement demandé à M. Ford de faire de même. J’entends les voix qui s’élèvent et demandent la démission de Doug Ford. Ce n’est pas le temps de faire des jeux politiques. Il faut sauver des vies. [...] Je ne suis pas surprise d’entendre que les Ontariens sont enragés. [...] Le gouvernement a échoué.

Mme Horwath faisait référence aux nouveaux pouvoirs donnés à la police par la solliciteure générale, qui permettent aux policiers de faire des contrôles aléatoires sur leur territoire. Plus d'une dizaine de corps policiers ont refusé d'appliquer ces pouvoirs.

Arrête d’essayer de sauver ta réputation, Doug, a-t-elle lancé lors du point de presse.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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