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Agression sexuelle sur sa belle-fille : début du second procès d’un sexagénaire à Amos

Le palais de justice d'Amos, en été.

Le palais de justice d'Amos (archives)

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Martin Guindon

Un homme de 60 ans subit actuellement son second procès pour un dossier d’agression sexuelle sur une enfant à Amos.

Ce nouveau procès s’est ouvert lundi matin devant le juge Marc Grimard, de la Cour du Québec. L’accusé, qu’on ne peut nommer pour protéger l’identité de la victime, doit répondre à plusieurs accusations de nature sexuelle à propos de faits qui seraient survenues entre 2008 et 2014 et qui concerneraient sa belle-fille alors qu’elle avait entre 6 et 12 ans.

Lundi avant-midi, Me Mélissa Plante, du ministère public, a fait défiler trois premiers témoins, soit l’enquêteur de la Sûreté du Québec responsable de cette enquête, une amie de la victime et la mère de cette amie. Ces deux dernières personnes n’avaient pas témoigné au premier procès. L’avocate de l’accusé, Me Marie-Laurence Spain, les a contre-interrogées.

Il a alors beaucoup été question du moment où la victime a dévoilé à son amie que son beau-père abusait d’elle, en janvier 2015. Cette amie en a parlé à sa mère, qui a ensuite révélé l’information à la mère de la victime, qui ne l’a jamais crue. La mère de cette amie avait alors contacté les policiers.

Ce nouveau procès, d'une durée de quatre jours, doit se poursuivre jusqu’à jeudi au palais de justice d'Amos.

Acquitté en 2017

La juge Denise Descôteaux, de la Cour du Québec, avait acquitté l’accusé au terme d’un premier procès en septembre 2017. Elle ne croyait aucunement la version de l’accusé, qui a toujours nié les accusations avec vigueur. Mais selon elle, le témoignage de la victime, alors âgée de 15 ans, soulevait un doute raisonnable. Elle ne trouvait pas sa version fiable, puisqu’elle manquait de détails et de nuances.

La Cour d’appel a cassé son verdict en janvier 2019. Elle reprochait à la juge des erreurs de droit en ce qui concerne l’évaluation du témoignage d’un enfant et en se fondant sur des stéréotypes en matière d’abus sexuels sur des enfants.

Dans sa décision, la Cour d’appel rappelait que le témoignage d’un enfant ne peut être évalué de la même manière que celui d’un adulte. En particulier, les jeunes enfants peuvent ne pas être en mesure de relater les détails précis sur des événements qui sont survenus.

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