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Des poules dans les bois pour améliorer la sécurité alimentaire de Premières Nations

Des poules dans les bois.

L'idée vient de Kesia Nagata, qui oeuvre au sein de l'organisme autochtone à but non lucratif Skeena Watershed Coalition.

Photo : Jennifer Bulleid/Skeena Valley Watershed Coalition

Radio-Canada

L’élevage de poules dans les boisés pourrait améliorer la sécurité alimentaire des Premières Nations en offrant une nouvelle forme d’approvisionnement là où d'autres sources de nourriture, comme l'orignal et le saumon, se font plus rares.

Dans une petite ferme située au nord de Terrace, en Colombie-Britannique, le projet Regenerative Poultry a produit 1500 poulets l'été dernier en utilisant des techniques mises au point au Guatemala et que l'on retrouve aussi aux États-Unis.

Les poules errent dans les bois, se perchent dans les arbres et cherchent de la nourriture, imitant les comportements de leurs ancêtres sauvages.

Des poules dans les bois.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le jour, les poules explorent les bois. La nuit, elles dorment dans un poulailler de la ferme Skeena Valley Farm.

Photo : Jennifer Bulleid/Skeena Valley Watershed Coalition

Les poules aiment chercher leur nourriture, elles aiment se gratter sous les arbres et explorer l'environnement, explique Kesia Nagata, qui participe à la gestion du projet.

Les poules ne sont pas complètement laissées à elles-mêmes : le fermier gitxsan Nathan Coombs s’occupe de leur bien-être et s’assure qu’elles ne pâturent pas trop la terre.

Elles ont un acre et demi pour courir et être des poules, à manger des limaces, des punaises et des plantes, explique le fermier, qui tient sa connaissance de l'agriculture de son grand-père.

Une technique appelée à se reproduire

Aux États-Unis, l'agriculteur Reginaldo Haslett-Marroquin a vulgarisé ce qu'il nomme la méthode de production alimentaire arborée qu'il a apprise en grandissant au Guatemala.

En visitant l'une de ses fermes, Kesia Nagata a eu l'idée de reproduire la technique en Colombie-Britannique, où le déclin d'autres sources de nourriture, en particulier du saumon et de l'orignal, est une source d'inquiétude.

Jusqu'à présent, l'initiative est un succès : l'été dernier, elle a permis de distribuer 1500 poules dans la communauté.

Cette année, Regenerative Poultry espère non seulement augmenter ce nombre, mais aussi voir ses techniques reprises par d'autres fermes de la région et de la province.

Nous voulons vraiment montrer aux gens, à nos peuples autochtones, que nous pouvons fournir nos propres systèmes alimentaires, dit Nathan Coombs. Nous pouvons cultiver nos propres aliments sains et durables.

Avec des informations de Carolina de Ryk

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