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L’âge de la vaccination pour l’AstraZeneca probablement abaissé, selon Alex Carignan

Vaccin AstraZeneca.

La limite d’âge pour recevoir le vaccin d’AstraZeneca sera abaissée à 40 ans en Alberta et en Ontario dès mardi.

Photo : Getty Images / SOPA Images

Radio-Canada

La limite d’âge pour recevoir le vaccin d’AstraZeneca sera abaissée à 40 ans en Alberta et en Ontario dès mardi, et le ministre de la Santé du Québec pourrait bien emboîter le pas aux deux provinces. Québec a fait savoir qu'une décision à ce sujet pourrait venir très bientôt. Pour le Dr Alex Carignan, il est d'ailleurs « probable » que Québec adopte la même ligne directrice.

Considérant la hausse importante du nombre de cas en Ontario et en Alberta, les experts jugent que les bénéfices de la vaccination des personnes plus jeunes sont plus grands que les inconvénients.

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, devrait recevoir ce mardi l’avis des experts concernant les recommandations d’offrir ou non le vaccin d’AstraZenecaaux moins de 55 ans.

C’est une question qui était étudiée depuis la semaine dernière [par Québec], a fait savoir le microbiologiste et infectiologue au micro de l’émission Par ici l’info. Ce qui nous amène à baisser l’âge, c’est l’augmentation de l’incidence à plusieurs endroits. L’Ontario a certainement une notion d’urgence encore plus importante que la nôtre, poursuit-il.

Pour le Dr Carignan, qui est également membre du comité sur l’immunisation du Québec, la balance risque-bénéfice pour le vaccin AstraZeneca doit être regardée de près. Il faut toujours comparer le risque. On a parlé du risque de thrombose [contre] le bénéfice attendu. Il faut avoir une protection, un bénéfice contre la maladie sévère, contre les décès, qui va être importante avec le vaccin aux gens à qui on va l’offrir, dit-il.

Je pense qu’assez rapidement [...] on va ouvrir beaucoup plus largement. Il va arriver à un moment donné où [ça] ne sera pas nécessairement la notion d’âge qui va nous dicter [qui vacciner] et qu’on va s’ouvrir à la population générale. J’ai bien hâte à ce moment-là.

Une citation de :Alex Carignan, microbiologiste infectiologue

Les malades chroniques priorisés

Pour l’instant, le Dr Carignan est d'accord que Québec priorise la vaccination pour les malades chroniques. Il y en a beaucoup, des malades chroniques au Québec. C’est important que ces gens-là aient une certaine priorisation pour le moment, lance-t-il.

Le microbiologiste infectiologue croit d’ailleurs que Québec pourrait s’inspirer du Royaume-Uni dans sa campagne de vaccination, un pays qui a connu une diminution importante de l’incidence de la maladie contrairement à certains autres pays européens. Ils ont une longueur d’avance en termes de vaccination. Ils ont aussi un modèle similaire [avec le Québec] avec un report de la deuxième dose pour essayer de maximiser les premières doses, souligne-t-il.

Il y a beaucoup d'espoir. Ça progresse bien. Il y a une accélération de la vaccination depuis les dernières semaines. Dans les prochaines semaines, dans quatre semaines, on risque d’atteindre un point tournant dans l’épidémie.

Une citation de :Alex Carignan, microbiologiste et infectiologue

Toutefois, le vaccin seul ne suffira pas pour enrayer la pandémie, concède le Dr Carignan. On a tous hâte de laisser tomber les [mesures sanitaires]. Mais on ne doit pas se réjouir trop vite. On doit laisser le temps à la vaccination d’avoir une couverture suffisante dans la population, avoir une diminution drastique de l’infection pour lever les mesures de façon sécuritaire, indique-t-il.

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