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Malgré le beau temps, la peur de sortir à l'extérieur est bien réelle pour certains

Trois amis mangent près d'un grand cerisier, sur les marches d'un établissement public à Vancouver.

Les personnes atteintes d'agoraphobie évitent les foules par peur d'avoir une crise de panique ou d'autres sentiments liés à l'anxiété.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Alors que le temps estival attire les gens vers les parcs, les plages et les autres endroits publics extérieurs, l'anxiété liée à la pandémie est si forte chez certains qu'ils n’osent plus sortir de la maison.

À Victoria, Sally Chaster a si peur de contracter la COVID-19 qu’elle a du mal à aller à l’extérieur, un sentiment qui la remplit d’autojugement. Je me dis, pourquoi je ne peux pas le faire? Je regarde les autres. Ils sortent. Ils sont heureux.

Au cœur d'une pandémie, au moment où les cas de variants et les hospitalisations augmentent, il peut sembler normal que des personnes préfèrent éviter les endroits publics.

Elles doivent néanmoins repousser leurs peurs, estime le conseiller et éducateur clinique de l'organisme de bienfaisance Anxiété Canada Mark Antczak.

Nous obtenons une gratification et un soulagement immédiats en évitant les choses qui nous inquiètent. Mais, ensuite, le boomerang revient avec force, explique-t-il.

Des gens assis sur la pelouse.

Les Britanno-Colombiens sont encouragés à se retrouver en petit nombre à l'extérieur.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

L'importance des rencontres

Au début de la pandémie, de nombreuses personnes souffrant d'un faible niveau d'agoraphobie ont pu être soulagées d'être encouragées à rester chez elles.

Or, les capacités sociales peuvent être menacées par le manque d'interactions avec le monde extérieur, telles que les rencontres avec des amis, le sport ou les rassemblements pour des célébrations.

Pour Sally Chaster, ce qui était au départ une forme d'anxiété s’est transformé en agoraphobie, qu’elle tente de traiter avec de l’aide professionnelle. Anxiété Canada a pour sa part lancé l’application MindShift, qui offre des conseils pour se détendre et à prendre en charge son anxiété.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Mark Antczak suggère aux personnes qui vivent cette situation de progresser lentement.

Si le fait de passer du temps sur la terrasse d'un restaurant vous semble trop intense, rendez-vous jusqu'au restaurant et explorez-le de l'extérieur. Envisagez de ne retrouver qu'un seul ami et allez dans un environnement plus détendu, leur dit-il.

Depuis que le temps s'est réchauffé, Sally Chaster est capable de sortir de sa zone de confort, en allant marcher en compagnie de son mari et de son chaton durant des périodes de 30 minutes à la fois.

Avec les informations de Cathy Kearney

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