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Vaccin d'AstraZeneca : les recommandations des experts divulguées sous peu

Une fiole d'AstraZeneca.

Une fiole du vaccin contre la COVID-19.

Photo : Getty Images / Jens Schlueter

Le Comité d'immunisation du Québec (CIQ) a indiqué lundi après-midi qu'il divulguerait un avis avec ses recommandations dans les prochains jours concernant l'administration du vaccin d'AstraZeneca aux Québécois de moins de 55 ans.

Pourtant, plus tôt dans la journée, le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, avait indiqué que l'annonce se ferait dans les prochaines heures.

Quand on avait mis [la barre] à 55 ans, c'était par une mesure de prudence. On voulait avoir d'autres données. Maintenant, il y a d'autres données, ça va être annoncé dans les prochaines heures, avait affirmé le Dr Horacio Arruda à la sortie d’une pharmacie de Saint-Eustache, où il a reçu une première dose du vaccin de Moderna.

On attend un avis du CIQ qui devrait sortir dans le courant de la journée. Je ne peux pas vous dire à quel âge on va baisser, mais selon ce que j'en sais, on va pouvoir effectivement abaisser l'âge.

Une citation de :Horacio Arruda, directeur national de santé publique du Québec

L'exemple de l'Ontario et l'Alberta

Les gouvernements de l’Ontario, de l’Alberta et du Manitoba ont pour leur part décidé d'offrir le vaccin d'AstraZeneca aux 40 ans et plus. Étant donné la hausse importante des cas dans ces provinces, les experts jugent que les bénéfices de la vaccination des personnes plus jeunes dépassent les inconvénients.

Le CIQ a été mandaté pour faire la même analyse la semaine dernière.

Les experts devaient évaluer les coûts et les bénéfices de vacciner les personnes de moins de 55 ans avec ce vaccin au Québec.

Les facteurs à prendre en compte sont nombreux.

Ça peut être de prévenir la maladie, mais c'est plutôt les issues graves comme être hospitalisé, être admis aux soins intensifs qui sont les problèmes les plus sérieux. Comme on parle d'un effet secondaire sérieux, on veut comparer avec des bénéfices qui sont vraiment très importants, a expliqué lundi Gaston De Serres, membre du comité et chercheur clinicien en maladies infectieuses et immunitaires, au micro de l'émission Première heure.

Yves Bolduc, médecin de famille et ex-ministre de la Santé

Yves Bolduc, médecin de famille et ex-ministre de la Santé

Photo : Radio-Canada

Risques infimes

Selon les données de la Grande-Bretagne, le risque de faire une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca serait d’environ une personne sur 100 000 chez les 40 à 55 ans.

Cela serait inférieur au risque de faire une thrombose cérébrale en prenant un anovulant.

C'est un vaccin qui est très sécuritaire malgré que, oui, il y a des risques de thrombose pour une très, très infime partie des gens. C'est une complication rare qui doit être surveillée, mais c'est moins risqué de se faire vacciner que de prendre l'avion, estime l'ancien ministre de la Santé du Québec, le Dr Yves Bolduc.

Le problème, selon Gaston De Serres, c’est que les données des autres pays européens ne sont pas disponibles par groupes d’âge. Difficile, donc, de comparer les données de la Grande-Bretagne avec celles des autres pays.

Un des problèmes qu'on a, c'est que les données européennes, ce qu'on n'a pas facilement, c'est combien de doses ont été données pour avoir ce nombre de problèmes là. Quel est le risque par 100 000 individus vaccinés. On a des données précises qui nous viennent de Grande-Bretagne, signale-t-il.

Des données qui n'inquiètent pas le Dr Arruda.

Ce qu'on recommande aux gens, se faire vacciner, c'est ce qui est le mieux pour les protéger. L'AstraZeneca a été utilisé en Angleterre pour les 30 ans et plus. Il y a, bien entendu, des événements, mais ils ne sont rien par rapport à la maladie, estime-t-il.

La décision d'utiliser ou non le vaccin d’AstraZeneca reviendra toutefois au ministre de la Santé, Christian Dubé.

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