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Des enseignants de Thompson reçoivent des vaccins de la Première Nation de Pimicikamak

Une boîte de vaccins Moderna.

La Nation crie de Cross Lake a écoulé ses surplus de vaccins à l'extérieur de la communauté.

Photo : Services de santé Alberta

Radio-Canada

Des enseignants de Thompson, dans le nord du Manitoba, et des travailleurs de première ligne, dont des policiers, ont pu être vaccinés dans une clinique qu’a organisée la semaine dernière la Première Nation de Pimicikamak afin d’écouler ses surplus de vaccins.

La communauté située à environ 530 kilomètres au nord de Winnipeg, connue également sous le nom de Nation crie de Cross Lake, a aussi partagé ses vaccins avec d’autres Premières Nations.

À la fermeture de la clinique de quatre jours, samedi, 850 personnes avaient été vaccinées, dont 180 enseignants.

En ajoutant les enseignants plus âgés déjà vaccinés, environ 80 % des 270 enseignants de Thompson ont reçu leur première dose, selon la présidente de la Thompson Teachers’ Association, Cathy Pellizzaro.

Cela représente un soulagement pour les enseignants. Ils doivent toujours suivre des protocoles de sécurité, mais ils ressentent moins de stress, affirme Mme Pellizzaro, qui est aussi enseignante de 5e année dans une école de Thompson.

Cathy Pellizzaro.

Cathy Pellizzaro enseigne en 5e année dans une école de Thompson, au Manitoba. Elle est aussi la présidente de la Thompson Teachers' Association.

Photo : Gracieuseté de Cathy Pellizzaro

Elle indique que les enseignants de la localité située à environ 650 kilomètres au nord de Winnipeg sont extrêmement reconnaissants envers la Première Nation. Des enseignants m’ont appelée en pleurant, raconte Mme Pellizzaro.

Chez ceux qui ne sont pas encore vaccinés, l’anxiété est toujours là, ajoute Mme Pellizzaro. Elle-même n’a d'ailleurs toujours pas reçu de première dose, étant trop occupée à coordonner la vaccination de ses membres à la clinique surprise.

La Manitobaine de 53 ans espère que les enseignants de la région bénéficieront du changement de stratégie pour la vaccination de la province, qui vise les travailleurs de première ligne dans les communautés à risque.

Nous sommes une région à haut risque et nous le savons, souligne-t-elle.

Une bulle d’immunité

Environ 65 % des adultes de la Première Nation de Pimicikamak sont vaccinés. L’objectif fixé à 75 % est donc presque atteint.

Puisque certains membres sont à l’extérieur de la communauté, par exemple pour recevoir des soins médicaux, la Première Nation ne peut pas rejoindre tous ceux qui n’ont pas été vaccinés en ce moment, explique le chef, David Monias.

La Première Nation a donc décidé d’élargir la vaccination aux communautés qui sont en contact avec elle.

La COVID ne discrimine pas, souligne M. Monias. Nous devons attaquer de la même façon qu’elle nous attaque, c’est-à-dire en ignorant les frontières.

David Monias, masqué, manche relevé, montre un bras sur lequel est posé un pansement. Un infirmier masqué finit de désinfecter la zone vaccinée.

Le chef de Pimicikimak, David Monias, a reçu sa deuxième dose de vaccin.

Photo :  CBC / Cameron MacIntosh

Cette approche implique de se concentrer sur les personnes qui interagissent régulièrement avec les enfants de Pimicikamak, lesquels forment la majorité de sa population et ne peuvent être eux-mêmes vaccinés.

L’idée est de créer une bulle d’immunité autour d’eux, indique le chef.

Pour ce faire, la communauté a aussi donné des doses à d’autres Premières Nations, comme Nelson House, Norway House et Split Lake, précise-t-il.

Dimanche, il y avait 13 cas de COVID-19 actifs dans la région de Thompson, pour un taux de 7 cas pour 100 personnes, ce qui représente environ le double de Winnipeg, selon les données officielles de la province.

Avec les informations de Caitlyn Gowriluk

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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