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Budget fédéral : l'Est-du-Québec se préoccupe de ses entreprises et du transport

Le drapeau canadien qui flotte sur la tour de la Paix, sur la colline du Parlement, à Ottawa.

Le gouvernement fédéral se dirige vers un déficit de 328,5 G$ pour 2020-2021, selon le directeur parlementaire du budget (archives).

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le budget fédéral sera dévoilé par le gouvernement Trudeau cet après-midi et la liste des attentes est longue dans l’Est-du-Québec. Des mesures d’aide et de relance économique prolongées pour pallier la précarité entraînée par la pandémie sont notamment attendues.

Les élus souhaitent un soutien durable dans les secteurs du tourisme, de la restauration, de la culture et du transport aérien.

Le directeur général de la Société de promotion économique de Rimouski, Martin Beaulieu, souhaite que le gouvernement propose un plan clair et tangible pour les entrepreneurs.

Les programmes ont fait leur travail, mais nous, ce qu'on a de besoin présentement, c'est d'être prévisible par rapport à tout ça. Quels genres de programmes vont être maintenus et sur quelle durée? Je pense que les entrepreneurs ont besoin de savoir ça, affirme M. Beaulieu.

Même son de cloche du côté du député de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, le bloquiste Maxime Blanchette-Joncas, qui aimerait des appuis à long terme pour les secteurs économiques qui ont été les plus lourdement touchés par la pandémie.

On a besoin de programmes avec de la prévisibilité, c’est-à-dire qu’on doit confirmer qu’ils vont être présents à moyen et à long terme jusqu'à tant que les activités reprennent le cours des choses, affirme le député Blanchette-Joncas.

Une femme est assise sur une chaise longue sur une plage devant le rocher Percé.

Bien que la région a connu un succès touristique l'été dernier, cela n'aura duré que quelques mois et l'absence de touristes internationaux a coûté cher à l'industrie, pensent des élus (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Des attentes qui reviennent chaque année

Budget après budget, élus et organismes de la région espèrent la mise en place de mesures et de moyens pour tenter d'enrayer des problèmes qui perdurent depuis longtemps.

En Gaspésie, l'accessibilité au logement afin de mieux lutter contre le déclin démographique est toujours dans la mire des élus.

Le préfet de la MRC de Bonaventure, Éric Dubé, est demeuré déçu du manque d'annonces en infrastructures dans le dernier budget fédéral.

On a réussi à renverser la tendance, notre solde démographique est devenu positif. Sauf que là, ça amène d'autres problématiques. C'est là-dessus qu'on doit travailler et j'espère que nos deux paliers de gouvernement [...] vont mettre en place des mesures pour améliorer l'accessibilité à un logement, soutient le préfet Dubé.

Un camion de déménagement est stationné devant un appartement.

La pénurie de logements est également un problème important au Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Au-delà de la relance du secteur aérien après la pandémie, l’accessibilité à ce transport est un enjeu qui préoccupe depuis longtemps dans l’Est-du-Québec.

Le vice-président de la Chambre de commerce de Rimouski, Karl Hugo Pelletier, aimerait que ce budget fasse avancer ce dossier.

On aimerait que le fédéral trouve une solution viable et permanente au problème de transport aérien qui perdure depuis bien des années. Même quand Air Canada était là, les gens se plaignaient du coût élevé des billets, se souvient M. Pelletier.

Un avion sur la piste d'atterrissage de l'aéroport de Sept-Îles.

L'accessibilité au transport aérien fait l'objet de préoccupations depuis longtemps dans l'Est-du-Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / William Phénix

Ce budget fédéral devrait intégrer une réforme du régime d'assurance-emploi canadien, une réforme attendue depuis des décennies pour les intervenants du milieu qui revendiquent son assouplissement pour le rendre plus accessible.

Les femmes sont particulièrement touchées par les effets de la pandémie, selon la coordonnatrice pour Action-chômage Côte-Nord, Line Sirois.

[On veut] des changements en plus d'une réforme en profondeur. On parle de trous noirs, on parle de l'industrie saisonnière, mais on a des problèmes avec les travailleuses à temps partiel : ce sont surtout des femmes et ces gens-là n'arrivent même pas à se qualifier, dénonce Mme Sirois.

Les regroupements de défense des droits des travailleurs revendiquent une uniformisation des critères d'admissibilité à l'assurance-emploi, soit 420 heures travaillées, qui donneraient droit à 35 semaines à 70 % du salaire du travailleur.

Avec les informations d'Alexandre Courtemanche

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