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L’Ontario cherche des infirmières; les autres provinces pourront-elles aider?

Une infirmière travaille aux soins intensifs dans un hôpital.

Les autres provinces sont aussi en situation de pénurie, selon M. Guest. (Archives)

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Radio-Canada

L'Ontario pourrait avoir du mal à trouver des infirmières d'autres régions du Canada pour l'aider à faire face à la pandémie, car certaines provinces et certains territoires connaissent leurs propres pénuries, selon le chef d'une association professionnelle qui représente les infirmières et infirmiers de tout le pays.

Tim Guest, président de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada, a déclaré que le Nouveau-Brunswick, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut, par exemple, sont tous aux prises avec plusieurs postes vacants.

Les seules provinces dont le nombre d'infirmières et d'infirmiers a augmenté par rapport à leur population adulte depuis 2016 sont l'Alberta, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador. Dans tous les autres cas, ce ratio est en chute libre, selon M. Guest.

Et malgré une augmentation du ratio sur son territoire, l'Île-du-Prince-Édouard connaît une pénurie d'infirmières et d'infirmiers des unités de soins intensifs.

Nous constatons une augmentation des postes vacants chez les infirmières depuis un certain temps. Ce n'est pas un phénomène nouveau, a-t-il déclaré dimanche. Il y a certainement des défis à relever dans tout le pays.

Dans une lettre adressée vendredi aux autres gouvernements provinciaux et territoriaux, l'Ontario a lancé un appel. La province espère que des infirmières puissent y être transférées. Elle continue de faire face à une recrudescence des cas de COVID-19.

Selon M. Guest, avant la pandémie, les postes vacants d'infirmières se manifestaient surtout dans des domaines spécialisés, comme les salles d'opération, les unités de soins intensifs, les services d'urgence, les foyers de soins de longue durée et les communautés rurales et éloignées.

Un certain nombre de tendances y ont contribué, selon lui. Certaines infirmières ont changé de carrière, citant des conditions de travail difficiles. Les baby-boomers qui étaient infirmières ont commencé à prendre leur retraite. Aussi, les États-Unis aiment recruter des infirmières canadiennes, a-t-il ajouté.

L'Ontario a besoin d'aide

M. Guest a reconnu que la pénurie d'infirmières est devenue une situation plus urgente en Ontario au cours des derniers mois.

La réalité est que l'Ontario essaie d'augmenter sa capacité, a-t-il dit.

Mais les infirmières et les infirmiers sont les principaux travailleurs des unités de soins intensifs, et sans eux, il est impossible d'exploiter l'espace physique, a-t-il ajouté.

L'Ontario a besoin d'aide et n'a pas assez d'infirmières et d'infirmiers en soins intensifs pour tout faire fonctionner.

Le gouvernement ontarien n'a pas tenu compte des avertissements des experts médicaux, selon M. Guest.

De nombreux experts interviewés dans les médias pendant des mois ont fourni des recommandations et des avertissements verbalisés que cela allait arriver et qu'il fallait s'y préparer. Je pense que la réalité est bien là et qu'il faut agir. C'est pourquoi la demande a été formulée, a-t-il déclaré.

M. Guest a suggéré qu'une des solutions serait que le Canada réduise les chirurgies électives dans tout le pays afin de libérer des infirmières en soins intensifs, tandis qu'une autre solution serait que le gouvernement fédéral soutienne l'Ontario avec des infirmières des Forces armées canadiennes.

Dimanche, le ministère de la Santé de l'Ontario a réitéré son appel aux infirmières et infirmiers pour qu'ils viennent en Ontario afin d'aider la province à soigner les patients atteints de la COVID-19.

Alors que la province continue d'accroître sa capacité en matière de soins intensifs, nous explorons toutes les mesures possibles pour renforcer la main-d'œuvre de l'Ontario dans le domaine de la santé, a déclaré Alex Hilkene, porte-parole de la ministre de la Santé Christine Elliott, dans un courriel.

Cela comprend la recherche de soutien auprès de nos partenaires provinciaux et territoriaux.

Dans une lettre envoyée vendredi à l'ensemble des provinces et des territoires, la sous-ministre de la Santé de l'Ontario, Helen Angus, a déclaré que la province a besoin de milliers d'infirmières et d'infirmiers et elle a demandé s'ils en avaient de disponibles qui pourraient être déployés dans la province. 

La capacité des hôpitaux, notamment des unités de soins intensifs, est mise à rude épreuve en raison du nombre croissant de patients atteints de la maladie COVID-19 dans le sud de l'Ontario, a indiqué Mme Angus.

Avec les informations de CBC News

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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