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Baisse du nombre de dons d'organes en Mauricie et au Centre-du-Québec

Deux femmes tenant leur carte d'assurance-maladie signée pour le don d'organe.

Andrée-Anne Sirois et Nathalie Allard ont toutes deux signé leur carte de don d'organe.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Le nombre de dons d’organes a chuté d’environ 20 % en 2020 dans la région comme à la grandeur de la province, selon Transplant Québec. En Mauricie et au Centre-du-Québec, sur les 38 patients en attente, 15 ont pu recevoir un don dans la dernière année.

À l’échelle provinciale, 390 dons ont été faits l’année dernière et 802 personnes se trouvent toujours en attente d’une greffe.

Pour le directeur médical du don d’organes chez Transplant Québec, Dr. Matthew Weiss, la pandémie n’est malheureusement pas étrangère à cette baisse.

On avait peur du risque de transmettre la COVID-19 de donneur à receveur, donc il fallait mettre en place un protocole, des procédures, pour s'assurer que notre système de dons reste sécuritaire, explique Dr. Weiss.

Pour la Semaine nationale du don d’organes et de tissus, Transplant Québec demande non seulement de signer sa carte d’assurance maladie, mais il faut parler avec ses proches de ses derniers souhaits. Alors que 92 % de la population affirme être ouverte au don d’organes,  20 % des familles en 2020 ont refusé le don d’un de leurs proches.

C'est très important que les proches savent ce que la personne aurait voulu. À partir de là, les discussions à l'entour du don d'organes sont beaucoup plus faciles, continue Dr. Weiss.

Des signatures dans un album.

La famille de Patrick Sirois a fait un album photos dans lequel des personnes étaient invitées à signer.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

D’ailleurs, le conjoint de Nathalie Allard a sauvé des vies. À son décès, Patrick Sirois a pu offrir son cœur, ses reins et son foie à trois personnes en attente d’une greffe.

Les enfants ce matin-là sont partis à l'école, papa est là, puis, durant la journée, ça déboule, puis là en après-midi, papa n'a quasiment plus d'activité cérébrale. C'est à ce moment-là qu'on nous demande: "Est-ce que vous avez déjà songé au don d'organes." Je savais que mon conjoint aurait été dans ce sens-là, je le connaissais tellement, relate Mme Allard. J’étais à l'aise avec ça aussi, mais faut comprendre que quand on prend une décision comme ça, c'est ceux qui restent qui ont les conséquences de tout ça.

Cette importante décision, la famille Allard-Sirois ne l'a jamais regretté.

C'est un petit baume sur le cœur après avoir perdu un être cher de se dire que d'autres personnes vont pouvoir profiter de leurs proches aussi, estime la fille de Patrick Sirois, Anne-Andrée Sirois.

Une médaille posée sur une table.

L'Association Canadienne des Dons d'Organes remet une médaille à la famille d'un proche qui a fait un don d'organe.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Maryka Bourgault se trouve de l’autre côté de la chaîne. À 23 ans, le cœur d’un jeune homme lui a permis de prolonger sa vie auprès de son fils.

Je le remercie tous les jours en me réveillant.  Pour moi, il est comme là, avec moi. Il me suit. On avance ensemble et ce n'est pas mon cœur que j'ai, mais c'est le sien. Sans ça, je n'aurais jamais pu voir mon fils devenir le garçon qu'il est aujourd'hui, raconte la greffée du coeur.

D’après un reportage de Pierrick Pichette

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