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COVID-19 : Ottawa fait appel aux autres provinces pour soutenir l'Ontario

Le premier ministre Trudeau, qui porte un masque, en conférence de presse.

Le premier ministre Justin Trudeau.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé dimanche qu'il avait fait appel aux provinces canadiennes les moins affectées par la pandémie de COVID-19 pour prêter main-forte à l'Ontario, aux prises avec une forte hausse des cas.

Quatre ministres fédéraux ont tenu un point de presse afin d'annoncer un soutien d’urgence supplémentaire pour lutter contre la pandémie en Ontario, selon les mots du ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc.

Il était accompagné de ses collègues de la Sécurité publique et de la Protection civile, Bill Blair, de la Défense nationale, Harjit Sajjan, et de la Santé, Patty Hajdu.

Nous sommes plus forts quand nous travaillons ensemble. Quand un voisin a besoin de notre aide, nous l'aidons.

Une citation de :Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales

Les ministres ont ainsi donné un peu plus de détails sur ces mesures déjà évoquées par Justin Trudeau dans un message publié plus tôt dimanche sur son compte Twitter.

Les premiers ministres de Terre-Neuve-et-Labrador, de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse ont été contactés par Ottawa afin de déterminer s'ils pouvaient mobiliser du personnel médical prêt à aller travailler sur la ligne de front en Ontario.

Notre gouvernement a offert de couvrir tous les coûts et de coordonner les mouvements du personnel vers l’Ontario, incluant l’utilisation de véhicules militaires, a précisé Dominic LeBlanc pendant le point de presse.

Les premiers ministres du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nouveau-Brunswick ont aussi été contactés pour déterminer comment ils pourraient contribuer à cet effort collectif.

Je peux vous dire que les premiers ministres des autres provinces à qui j’ai parlé sont préoccupés par ce qui se passe en Ontario. […] Dans un moment comme celui-ci, le pays en entier se dit : comment pouvons-nous faire pour aider l’Ontario? a encore indiqué le ministre LeBlanc.

Des tests rapides seront également envoyés par le fédéral afin de freiner la propagation du virus en Ontario, où la santé publique a rapporté 4250 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures.

Confusion à Queen's Park?

Vendredi, Justin Trudeau a annoncé le déploiement de renforts de la Croix-Rouge canadienne en Ontario pour contribuer à l’effort de vaccination, une offre qui a été poliment déclinée par le gouvernement de Doug Ford.

Queen's Park a en fait affirmé n’avoir fait aucune demande de la sorte à Ottawa. Notre seule demande au gouvernement fédéral, à l'heure actuelle, est un approvisionnement plus important et plus régulier en vaccins, avait déclaré Sylvia Jones, du bureau du solliciteur général de l'Ontario.

Un message corroboré par le bureau du premier ministre Ford : Nous apprécions l'offre du premier ministre, mais à moins qu'elle soit assortie d'une augmentation de l'offre [de vaccins], nous n'avons pas besoin de la Croix-Rouge à l'heure actuelle en Ontario. Nous n'avons pas un problème de capacité, nous avons un problème d'approvisionnement.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada dimanche, un porte-parole du bureau du premier ministre ontarien a aussi révélé que Doug Ford avait lui-même contacté des consuls de pays européens à Toronto pour s'approvisionner en doses de vaccins contre la COVID-19.

Or, en point de presse dimanche, la ministre de la Santé, Patty Hajdu, a indiqué qu'Ottawa avait livré 4,8 millions de doses de vaccins jusqu'à maintenant et que la province en avait administré 3,8 millions. Elle a aussi indiqué que 395 000 doses de Pfizer seraient livrées au cours de la semaine.

Nous avons été transparents avec les provinces, incluant l’Ontario, au sujet de l’horaire de livraison, même lorsqu’il y avait des retards, afin qu’elles puissent continuer de planifier leur campagne de vaccination, a souligné la ministre Hajdu.

Visitez notre dossier sur les vaccins contre la COVID-19.

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, a précisé qu'une demande d'aide avait bel et bien été formulée par des fonctionnaires ontariens auprès d'Ottawa.

Je veux être clair : ce sont leurs fonctionnaires qui ont contacté les miens, indiquant qu’ils avaient besoin d’une aide d’urgence pour des ressources supplémentaires afin de contrer la troisième vague et demandant spécifiquement un déploiement du personnel de la Croix-Rouge pour aider leurs équipes de vaccination.

Ce déploiement nécessite une demande formelle de la province, et si elle choisit d’en faire autrement, nous acceptons cette décision, mais nous sommes prêts à aider, a-t-il ajouté.

Pour sa part, Dominic LeBlanc a indiqué que le fait que le gouvernement fédéral fournisse une aide en cas de besoin ne devrait être une surprise pour personne.

Nous sommes reconnaissants du soutien

Dans un message diffusé en fin de journée dimanche, l'attaché de presse de la ministre de la Santé de l'Ontario a assuré que le gouvernement était reconnaissant du soutien apporté par Ottawa.

Alors que l’Ontario, comme d’autres provinces et juridictions du monde entier, se bat contre une troisième vague de COVID-19 propulsée par les variants, nous sommes reconnaissants du soutien fourni par le gouvernement fédéral, a-t-il indiqué.

Nous continuons de prendre les mesures nécessaires afin d’accroître la capacité de notre système de santé et d’améliorer les mesures de santé publique pour limiter la mobilité et faire en sorte que les Ontariens restent à la maison. Nous continuerons de travailler avec tous les paliers de gouvernement pour protéger les Ontariens et lutter contre ce virus mortel.

Le Parti libéral de l'Ontario, lui, a saisi l'occasion pour dénoncer la gestion catastrophique de la pandémie par le gouvernement Ford.

Si Doug Ford avait basé ses décisions sur la science, nous ne serions pas dans ce pétrin, mais encore faudrait-il qu'il croie à la science, a déclaré le chef du parti, Steven Del Duca.

À la place, il continue de refuser des mesures qui pourraient sauver des vies et il essaie même de suspendre les travaux de la Chambre afin de se sauver d'un débat sur un projet de loi libéral concernant l'instauration d'un congé de maladie payé, a-t-il dénoncé.

Il doit partir avant de causer plus de dommages.

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