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Québec veut attirer les femmes et les jeunes en politique municipale

Une séance du conseil municipal de Sept-Îles.

Une séance du conseil municipal de Sept-Îles (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le ministère des Affaires municipales souhaite inciter la population, particulièrement les femmes et les jeunes, à s’engager en politique municipale. Pour y parvenir, il organise, au cours des mois d’avril et de mai, une série de séances d’information, notamment au Bas-Saint-Laurent.

Jusqu’à présent, 700 personnes se sont inscrites aux séances d’information du ministère qui ont pour but de démystifier le rôle des élus municipaux. La ministre Andrée Laforest affirme qu’on y aborde, notamment, le temps nécessaire pour s’engager en tant qu’élu, les responsabilités d’un maire ou d’un conseiller ainsi que les avantages d’évoluer au sein d’un conseil municipal.

Parfois, les gens pensent que c’est sept jours sur sept et que les gens n’ont pas le temps de faire autre chose. On explique dans nos séances d’information en quoi ça consiste vraiment.

Une citation de :Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation
Gros plan de la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, assise durant une conférence de presse.

La ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Avec ces séances, le ministère souhaite surtout diversifier les conseils municipaux en incitant les jeunes et les femmes à poser leur candidature.

Au Bas-Saint-Laurent, par exemple, un maire typique est un homme et il a autour de 59 ans; un conseiller municipal en a environ 56.

Selon les données compilées par le ministère aux dernières élections, 85 % des personnes qui ont remporté la mairie des municipalités du Bas-Saint-Laurent sont des hommes. De plus, au sein des conseils municipaux, seulement 35 % des sièges sont occupés par des femmes dans l'Est-du-Québec.

Les élus veulent du changement

L'un des candidats à la mairie de Trois-Pistoles, Philippe Guilbert, est âgé de 28 ans. Il estime que les jeunes ne s’intéressent pas suffisamment à la politique municipale. Il y a une trop grande distance entre le politique et les jeunes, estime-t-il. Les enjeux qui touchent directement les jeunes sont plus concrets et se trouvent sur le terrain. J'ai l'impression que la politique municipale est un peu abstraite en ce moment.

Philippe Guilbert accorde une entrevue en visioconférence à Radio-Canada.

À 28 ans, Philippe Guilbert est candidat à la mairie de Trois-Pistoles.

Photo : Messenger

C’est également l’avis de la conseillère municipale de Matane Annie Veillette. Elle y voit même un véritable enjeu pour la démocratie. Selon elle, un conseil doit représenter la population et elle juge préoccupant que certains groupes y soient sous-représentés.

De plus, elle soutient que les jeunes devraient s’intéresser davantage à la politique de leur ville, notamment parce que de nombreuses décisions qui sont prises par les conseils municipaux auront des impacts pendant plusieurs années. Dans le même ordre d’idée, elle croit que les jeunes candidats seraient les mieux placés pour saisir les répercussions des décisions politiques sur l'avenir de leur communauté.

Annie Veillette.

La conseillère Annie Veillette a annoncé sa candidature pour le poste de mairesse de Matane aux élections municipales de 2021.

Photo : Gracieuseté: Annie Veillette

Du côté de Port-Cartier, sur la Côte-Nord, la conseillère Patricia Couette croit que la sous-représentation des femmes s’explique en partie par la conciliation travail-famille, qui demeure un frein à l’engagement politique. La femme a quand même son rôle de mère à jouer à la maison avec les enfants. Donc, c'est sûr que c'est difficile à concilier.

Pourtant, les portes des hôtels de ville sont grandes ouvertes à plusieurs de celles qui tentent de faire le saut, soutient la conseillère de Percé Allyson Cahill-Vibert.

Je n’ai jamais eu de réticences concernant le fait que je suis une femme. Je n’ai jamais été vue différemment, à moins que je ne l'aie pas perçu. Pour ma part, ça a très, très bien été. J'ai même été élue dans mon district alors qu'il y avait deux hommes contre moi. J’ai été élue à 88 %.

La conseillère municipale de Percé Allyson Cahill-Vibert accorde une entrevue en visioconférence à Radio-Canada.

La conseillère municipale de Percé Allyson Cahill-Vibert

Photo : Messenger

Les prochaines élections municipales sont prévues pour le 7 novembre prochain.

D'après le reportage de Lambert Gagné-Coulombe

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