•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un hôtel à Saskatoon aide les toxicomanes à se placer en quarantaine en sécurité

Vue sur le centre-ville de Saskatoon.

Saskatoon est l'une des villes qui offrent un hôtel pour être en quarantaine en toute sécurité.

Photo : Radio-Canada / Trevor A Bothorel

Radio-Canada

Un hôtel de Saskatoon est devenu un endroit où les gens peuvent demeurer en toute sécurité s'ils sont atteints de la COVID-19 et placés en quarantaine.

Les personnes qui sont placés en quarantaine dans ce lieu d'isolement ont accès à des médecins, des infirmières, des médicaments, des professionnels de la santé mentale et des conseillers en toxicomanie.

À Saskatoon, la SHA a conclu une entente avec l’organisme Prairie Harm Reduction (PHR) pour organiser la consommation supervisée de drogues sur place pour les personnes qui en ont besoin.

Le directeur général de PHR, Jason Mercredi, affirme que la relation de travail s'est avérée harmonieuse et fructueuse entre les deux parties depuis le début du partenariat avec l'hôtel il y a environ un mois.

Nous sommes heureux de ce partenariat avec les responsables de la SHA, déclare-t-il. C'est un plaisir de travailler avec eux, car ils sont sensibles aux besoins de la clientèle.

L'an dernier, Santé Canada a créé une exemption à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances du gouvernement fédéral, permettant aux personnes se trouvant dans des centres d'auto-isolement temporaires de consommer des drogues illicites sans faire face à des accusations criminelles.

Cela signifie que les gens n'ont pas à craindre d'être en sevrage ou d'aller en prison s'ils contractent la COVID-19 et doivent s'isoler.

Le ministre de la Santé mentale et des Dépendances de la Saskatchewan, Everett Hindley, déclare que les centres d'auto-isolement de la province servent les personnes particulièrement vulnérables de la communauté depuis le début de la pandémie.

Ces lieux sont utilisés par des personnes atteintes de la COVID-19 et qui doivent s'isoler, mais qui, pour diverses raisons, ne sont pas en mesure de le faire. Elles vivent peut-être dans une maison surpeuplée ou sont peut-être sans-abri, mentionne le ministre.

L'objectif est de permettre à une population vulnérable d'avoir la possibilité de s'isoler en toute sécurité et d'être soutenue.

Une supervision essentiellement numérique

Depuis que le personnel du PHR est arrivé à l'hôtel, une supervision numérique a été mise en place, en utilisant une vidéoconférence qui permet d'observer à distance. Le personnel se rend dans les chambres uniquement lorsque ça devient nécessaire.

Jason Mercredi pose dans la salle d'injection supervisée.

La surveillance numérique est un nouvel outil pour notre organisme, indique Jason Mercredi.

Photo : Chelsea Laskowski

Les centres d'auto-isolement de la province disposent tous de surveillance numérique, une décision saluée par M. Mercredi.

La SHA s'est montrée très efficace pour offrir un approvisionnement sûr. Elle a remplacé les ordonnances et mis les gens en contact avec des produits comme la méthadone et le Suboxone.

Cependant, après que le centre de consommation supervisée de Prairie Harm Reduction ait été à nouveau exclu du budget provincial cette année, M. Mercredi s'interroge.

Alors qu'ils savent que ces centres sont nécessaires, pourquoi n'offrent-ils pas le même niveau de soutien lorsqu'il s'agit de protéger les individus dans la communauté?

Everett Hindley affirme que le gouvernement tente à long terme de rendre davantage de lits disponibles et d'élargir l'accès au Naloxone.

Selon lui, les différentes ressources disponibles dans les lieux d'isolement assistés sont importantes pour la santé physique et mentale des personnes qui y résident, mais ils n'ont jamais été conçus pour être permanents. 

La toxicomanie, cependant, est malheureusement un problème permanent. Nous n'allons pas le régler en un ou deux ans. Et nous devons nous assurer que nous continuons à faire des investissements durables à long terme dans ce domaine et essayer de fournir un soutien à travers la province.

Avec les informations de Julia Peterson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !