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Les membres du PQ votent en faveur de l'élargissement de la loi 101 aux cégeps

Un homme en veston et cravate sourit en parlant dans un micro. Derrière lui est affiché le logo du Parti québécois.

Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, s'était récemment dit en faveur de la proposition de l'aile jeunesse du parti.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Les jeunes péquistes ont convaincu leur parti d'élargir la Charte de la langue française au réseau collégial. Leur proposition a été adoptée dimanche par 94 % des délégués, au dernier jour du Conseil national du Parti québécois.

Tous les jours, nous le constatons : notre langue nationale perd du terrain. Agir en posant des gestes forts n'est pas une option, c'est une nécessité, a déclaré le Parti québécois sur Facebook.

À peine 3 % des quelque 230 délégués ont voté contre la proposition, tandis que 3 % d'entre eux se sont abstenus.

La députée de Joliette, Véronique Hivon, est devenue la septième députée à se rallier à la motion d'urgence déposée par l'aile jeunesse du parti. De tous les péquistes siégeant à l'Assemblée nationale, seul Sylvain Roy, qui représente la circonscription de Bonaventure, s'oppose à l'idée.

Même le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, qui se disait contre cette mesure pendant la course à la chefferie, a indiqué ces derniers jours que l'idée avait fait son chemin et qu'il était désormais en sa faveur.

Nous sommes un parti démocratique. Soit je ne donne pas le droit de voter librement aux membres et aux députés, soit ce droit est exercé librement et ça donne un résultat démocratique, a expliqué le chef péquiste en conférence de presse au terme du Conseil national, qui se déroulait en ligne cette année.

Les militants ont ainsi confié à l'aile parlementaire le mandat de défendre l'application de la loi 101 jusque dans les classes des cégeps, afin de préserver la langue française. En vertu de cette mesure, un étudiant francophone ou allophone ne pourrait pas décider d'étudier en anglais au niveau collégial.

En votant pour cette mesure, les membres du PQ ramènent à l'avant-plan un sujet qui a divisé le parti au cours des dernières décennies.

Dans les années 2000, le député Pierre Curzi en était l'ardent promoteur. Du temps de la cheffe Pauline Marois, cette mesure figurait au programme de son gouvernement, élu en 2012. Par la suite, l'idée a été retirée de la plateforme, sous la chefferie de Jean-François Lisée.

Ce vote en faveur de l'élargissement de la loi 101 aux cégeps survient au moment où le gouvernement Legault en est à finaliser la refonte globale promise de la Charte de la langue française.

Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, qui pilote le dossier de la langue française, a assuré la semaine dernière que cette réforme serait présentée d'ici « quelques semaines ».

Renflouer les coffres

Dans le cadre du congrès national, le PQ a aussi lancé un blitz de financement et une campagne de recrutement de candidats en vue des prochaines élections, prévues pour 2022.

Ce n'est pas une mince tâche. Le PQ a eu autrefois une trentaine, voire une cinquantaine de députés dans son groupe parlementaire d'opposition, mais il n'en compte désormais que huit. Il lui faut donc recruter 117 aspirants désireux de porter la bannière, si on exclut que des élus choisissent de ne pas se représenter.

En matière de financement, le Parti québécois a déjà récolté 235 000 $ depuis le début de l'année, ce qui est beaucoup plus que les autres partis, mais encore loin de son objectif de 900 000 $.

Avec des informations de Valérie Gamache et de La Presse canadienne

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