•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Entretiens directs et discrets entre Téhéran et Riyad

 Drapeaux de l'Iran et de l'Arabie saoudite.

Les deux puissances régionales sont à couteaux tirés depuis belle lurette.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

L'Arabie saoudite et l'Iran, ennemis jurés au Moyen-Orient, ont eu des entretiens directs pour tenter d’apaiser les tensions, selon un haut responsable iranien et deux sources régionales, rapporte Reuters.

Une réunion, rapportée d’abord par le Financial Times dimanche, a eu lieu le 9 avril en Irak, mais elle n'a débouché sur aucune avancée, précisent les mêmes sources.

Les discussions se seraient concentrées sur le Yémen, où une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite combat le groupe Houthi aligné sur l'Iran depuis mars 2015.

Il s'agissait d'une réunion de bas niveau pour explorer s'il pourrait y avoir un moyen d'apaiser les tensions actuelles dans la région, a déclaré le responsable iranien.

C’est le premier ministre irakien qui dans un premier temps s'est entretenu avec le prince héritier d'Arabie saoudite au début du mois, avant de se rendre aux Émirats arabes unis.

La deuxième source régionale a indiqué pour sa part que les discussions ont également porté sur le Liban, confronté à une grave crise financière. La situation politique inquiète également les États arabes du Golfe qui craignent le rôle croissant dans ce pays du mouvement libanais Hezbollah, soutenu par l'Iran.

Officiellement, les autorités ne confirment pas de pourparlers entre Riyad et Téhéran. Le Financial Times rapporte qu'un haut responsable saoudien a même nié l'existence de ces pourparlers.

L'Arabie saoudite, puissance sunnite du Golfe, a rompu ses liens avec l'Iran chiite en janvier 2016 après l'attaque de son ambassade à Téhéran. L’Iran, de son côté, reproche à Riyad l’exécution d'un religieux musulman chiite.

Relancer le pacte nucléaire de 2015 et mettre fin à la guerre au Yémen

Washington et Téhéran tiennent pour leur part des discussions indirectes à Vienne afin de relancer l'accord nucléaire de 2015 entre les puissances occidentales et l'Iran. Un accord que l'ancien président américain Donald Trump a quitté unilatéralement en 2018.

Depuis, Téhéran a violé plusieurs restrictions nucléaires, notamment après que l’ancien président américain Donald Trump eut réactivé des sanctions contre l’Iran.

Washington fait également pression pour un accord de cessez-le-feu au Yémen que Riyad et le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite accueillent favorablement.

Les Houthis, eux, n'ont pas encore accepté le cessez-le-feu et ont poursuivi leurs attaques transfrontalières aux moyens de missiles et de drones contre des villes saoudiennes.

Un responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré à Reuters la semaine dernière que les mesures de confiance pourraient ouvrir la voie à des négociations nucléaires élargies avec la participation des pays arabes du Golfe.

Avec les informations de Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !