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La météo incite les Vancouvérois à sortir et à contourner les règles sanitaires

Une foule rassemblée sur la plage de Kitsilano, à Vancouver, le samedi 17 avril 2021.

Même si les rassemblements extérieurs de 10 personnes sont permis en Colombie-Britannique, la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, les déconseille.

Photo : Radio-Canada / Jon Hernandez

Radio-Canada

Le soleil et le temps chaud de la fin de semaine incitent les Vancouvérois à prendre d’assaut les parcs et les plages de la ville, mais les rassemblements improvisés suscitent certaines craintes alors que le nombre quotidien de nouveaux cas de COVID-19 reste élevé en Colombie-Britannique.

Même si la santé publique reconnaît que le risque de transmission est plus faible à l’extérieur, la publication d’images et de vidéos de rassemblements et de groupes dansant sur la plage de Kitsilano en fait sourciller plusieurs.

L’important est toutefois de maintenir l’équilibre entre permissions et restrictions, croit le professeur Michael Brauer, de l’École de la population et de la santé publique de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

La dernière chose qu’on veut, c’est priver les gens d’activités extérieures en les forçant à rester à l’intérieur, où les risques de transmission sont plus élevés, explique-t-il.

Clarifier le message

Malgré les réticences de la santé publique, la Colombie-Britannique permet les rassemblements extérieurs de 10 personnes de la même bulle sociale.

Même si [les rassemblements extérieurs sont] l’une des possibilités offertes, je ne les encourage pas, surtout s’ils rassemblent plus d’un petit nombre de personnes et que ce n’est pas toujours le même groupe qui se rassemble, a indiqué la médecin hygiéniste de la province, Bonnie Henry, lundi.

Selon Michael Brauer, ce genre de message apparemment contradictoire rend plus difficile l’application des règles par les Britanno-Colombiens.

Le message doit changer parce que la situation évolue et qu’on en apprend un peu plus sur le virus chaque jour, explique-t-il. Mais c’est difficile de faire passer le message quand le message semble contradictoire ou changer constamment.

Il en va de même pour les sanctions. Si la police peut donner des contraventions assorties d’amendes allant jusqu’à 570 $ à ceux qui contreviennent aux règles de santé publique, les responsables de l’application des règles à Vancouver n’ont pas l’intention de verser dans la répression.

On ne veut pas contraindre, on veut éduquer [la population] de façon à ce que tout le monde comprenne la même chose, note l’agent Chris Penton. Si ça ne fonctionne pas, alors on appelle la police.

Jouer dehors, mais de façon responsable

Michael Brauer précise que ceux qui choisissent de se rassembler à l’extérieur doivent tout de même s’assurer de maintenir la distanciation physique et de porter le masque.

Une règle simple est de vous demander : si vous étiez à proximité d’un fumeur, pourriez-vous sentir la fumée? Est-ce la fumée vous arriverait au visage? Si c’est le cas, vous êtes trop près.

Le chercheur spécialisé en qualité de l’air croit malgré tout que le fort nombre de cas s’estompera avec l’arrivée de l’été, notamment à cause du caractère saisonnier du virus et le retour des activités extérieures.

Ça ne durera pas éternellement. On atteindra un sommet, puis la vaccination prendra le dessus et j’ai l’impression qu’on aura tout de même un été plaisant.

Avec les informations de Jon Hernandez

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