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Enfant de six ans retrouvé sain et sauf à Val-des-Monts : « un miracle », dit sa mère

L’enfant dans les bras des parents accompagné d’un policier.

L’enfant a été réuni avec ses parents après plus de 11 heures seul en forêt.

Photo : Gracieuseté : Sécurité publique MRC des Collines-de-l'Outaouais

Radio-Canada

Un garçon de six ans qui manquait à l’appel depuis samedi soir dans le secteur de Perkins, à Val-des-Monts, a été retrouvé sain et sauf, dimanche matin, vers 7 h 30. Pendant de longues heures, sa mère s’est imaginé les pires scénarios.

Le meilleur scénario était qu’il s’était blessé en forêt, et que c’est pour ça qu’on ne le trouvait pas et qu’il ne revenait pas. Le pire, c’était que quelqu’un l’avait embarqué, explique Theresa Owen en entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau.

La famille a soupé tard samedi, aux alentours de 19 h. Après le repas, l’enfant s’est rendu au sous-sol pour jouer.

Peu après 19 h 30, l’heure du coucher avait sonné. Mme Owen et son mari préparent leurs enfants les plus jeunes pour aller dormir, mais leur garçon de six ans n’est nulle part.

Theresa Owen en entrevue à Radio-Canada.

Theresa Owen.

Photo : Radio-Canada

Les parents pensent d’abord qu’il est parti se promener avec ses frères et sœurs plus âgés. Nous avons passé environ une heure à le chercher nous-mêmes. […] Nous l’avons cherché sur toute la propriété, raconte Mme Owen.

Les parents signalent la disparition de leur fils aux alentours de 21 h. Cinq minutes plus tard, la police arrivait sur le chemin Saint-Pierre et questionnait toute la famille sur les moments qui ont précédé la disparition de l’enfant.

Vers 3 h du matin, les parents ont tenté de trouver sommeil pour se lever à 6 h dimanche afin de poursuivre les recherches. Pendant ce temps, la police tentait toujours de localiser l’enfant.

À 7 h, les parents remplissaient, avec un policier, un formulaire relatant précisément les événements. L’homme a regardé à son téléphone, et il m’a dit qu’ils l’ont trouvé, se rappelle la mère de famille.

Plus de 11 heures seul en forêt

L’enfant a été retrouvé à plus de 500 mètres de chez lui, explique le Service de la sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais.

Martin Fournel en entrevue

Le porte-parole de la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, Martin Fournel (archives)

Photo : Radio-Canada

Ce sont des cris du jeune enfant qui ont été entendus par les gens qui étaient sur place qui ont permis aux policiers de se rendre rapidement à cet endroit-là et de le localiser, raconte le sergent responsable des communications, Martin Fournel. Le jeune bambin a passé environ 11 h 30 en forêt, seul.

Le garçon a rapidement été réuni avec ses parents. Quand nous l’avons vu, tous les trois, nous nous sommes fait un câlin. Il était en état de choc, il était très silencieux, mais très content de nous voir, s’exclame Mme Owen.

Il a ensuite été transporté à l’hôpital par mesure préventive. Il se porte bien malgré le fait qu’il était vêtu légèrement au moment de sa disparition et des températures froides.

Il va y avoir beaucoup de larmes plus tard quand je pourrai l’avoir dans mes bras et de voir qu’il va bien. Peut-être qu’il me racontera un peu de son histoire, lance sa mère.

Le travail des bénévoles souligné

Environ 70 personnes se sont mobilisées et ont permis ce dénouement heureux.

La Sûreté du Québec (SQ) et Sauvetage Bénévole Outaouais (SBO) prêtaient main-forte à la MRC des Collines-de-l’Outaouais. Des équipes à VTT tentaient de localiser l’enfant.

Un maître-chien du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) participait aussi aux recherches. Le service de sécurité incendie de Val-des-Monts était également présent.

Des équipes de recherches sur place.

L’enfant a été porté disparu samedi soir.

Photo : S.B.

Ils étaient tellement ici et ils n’ont pas abandonné, souligne Mme Owen. Quand elle a retrouvé son fils, elle se rappelle avoir senti le sentiment de soulagement et la joie de toutes les personnes impliquées.

Ils étaient formidables, plus que ce à quoi je m’attendais, souffle la mère.

Le président de l’Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage, dont SBO est membre, explique que les disparitions d’enfant mobilisent particulièrement les bénévoles.

Quand [il s'agit] des enfants, ça nous touche plus particulièrement […] donc la mobilisation des bénévoles est toujours plus facile à faire dans des conditions comme celles-là, soutient Guy Lapointe.

L’association a un programme de sensibilisation pour l’enseignement aux enfants et leur conseille de rester calmes, de se trouver un abri près d’un arbre et de répondre aux appels des bénévoles à leur recherche.

Un homme portant des lunettes en entrevue devant un écran.

Guy Lapointe, président de l'Association québécoise de bénévoles en recherche et sauvetage (archives)

Photo : Radio-Canada

On suggère aux parents d’enseigner à leurs enfants, justement, à répondre à l’appel des chercheurs s’ils se perdent, dit-il.

Les jeunes enfants, lorsqu’ils sont perdus en forêt, s'endorment souvent rapidement, selon M. Lapointe. Les équipes de recherche vont ainsi procéder à un ratissage plus serré.

Les enfants ont un degré de résilience très très très élevé, donc après la panique, ça va générer le sommeil, explique M. Lapointe.

Avec les informations de Rosalie Sinclair et Rémi Authier

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