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La fermeture de la frontière avec l’Ontario bien accueillie à Notre-Dame-du-Nord

une plaque sur laquelle est écrit Ontario

L'Ontario imposera dès lundi des contrôles stricts aux frontières interprovinciales.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

L'annonce de la fermeture de la frontière entre l'Ontario et le Québec est relativement bien accueillie à Notre-Dame-du-Nord, au Témiscamingue.

La municipalité d'un peu plus de 1000 habitants est située à quelques centaines de mètres de la provincevoisine. Elle entretient des liens étroits, sur le plan économique et social, avec le Nord-Est ontarien.

Bien que de nombreux citoyens franchissent régulièrement la frontière, pour le travail ou pour faire des achats, le maire de la municipalité, Nico Gervais, estime que la situation épidémiologique de l’Ontario justifie la mise en place des barrages routiers.

« Je pense que c’est un mal nécessaire. Avec la flambée de COVID du côté ontarien, je pense que les gouvernements ont fait le bon choix de fermer la frontière, pour faire sûr que ça ne se propage plus », juge-t-il.

un homme devant un magasin

Ubald Lacroix n'est pas contre un renforcement des contrôles avec l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Le point de vue du maire est partagé par plusieurs citoyens rencontrés dans la rue. C’est le cas de Ubald Lacroix, qui considère que la fermeture de la frontière est arrivée un peu tard.

« C’est une très bonne chose, mais il aurait fallu que ce soit fait bien avant ça, on aurait été mieux protégés », affirme-t-il.

Rencontrée à la sortie d’un marché d’alimentation local, Lise soutient pour sa part que la fermeture de la frontière pourrait avoir des bénéfices du côté québécois de la frontière.

« Pour contrôler, oui ça peut être bien, mais ça va surtout être bon pour l’économie locale, parce que les gens d’ici vont beaucoup en Ontario, mais l’Ontario vient moins ici, donc ça peut être positif pour notre économie », souligne-t-elle.

Le maire de Notre-Dame-du-Nord, Nico Gervais, confirme ces dires.

« Le plus bel impact de notre côté, la dernière fois que la frontière a été fermée, on a senti une croissance économique dans notre village parce que les gens ont acheté plus local, alors de ce côté-là, c’est bien », remarque-t-il.

Des impacts sur le budget des familles

À quelques centaines de mètres de la frontière avec l’Ontario, une nouvelle station-service a ouvert ses portes il y a quelques mois. Le gérant du commerce, Richard Kearney, craint de perdre une partie de sa clientèle si la fermeture de la frontière se prolonge.

« En ce moment, les prix de l’essence sont plus bas ici que de l’autre côté en Ontario. Ça nous attire une belle clientèle présentement. C’est tout nouveau pour nous, alors c’était super plaisant de commencer à les accueillir, mais là, on va les perdre », appréhende-t-il.

une station-service

La nouvelle station-service accueille plusieurs clients de l'Ontario

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Également père de quatre enfants, M. Kearney indique que la dernière fermeture de la frontière, au printemps dernier, a eu des impacts considérables sur le budget de sa famille.

« Je suis habitué de faire mon épicerie à New Liskeard. J’ai une famille de quatre enfants et lors du confinement du printemps dernier, notre budget d’épicerie a doublé. On faisait affaire à Ville-Marie, on n’avait pas le choix, et il y a des items pour lesquels on n’avait pas le choix d’aller à Rouyn. Ça fait des gros déplacements pour nous autres, avec l’essence et tout le reste. Juste sur le lait, on paye jusqu’à 75% plus cher au Québec qu’en Ontario », stipule-t-il.

L’homme d’affaires espère que la fermeture de la frontière sera de courte durée.

« Toutes nos projections ont été basées sur la circulation dans le secteur, vers l’Ontario et en provenance de l’Ontario. Avec la fermeture de la frontière, l’impact que ça va avoir directement, c’est dur à juger, mais ça m’inquiète c’est sûr », conclut-il.

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