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Le président de la Fédération métisse du Manitoba a choisi le vaccin d'AstraZeneca

David Chartrand est pris en photo avec un certificat indiquant «j'ai reçu le vaccin contre la COVID-19», accompagné d'un médecin.

Les incidents reliés au vaccin d'AstraZeneca sont tellement rares qu'ils sont comparables à «gagner à la loterie», selon le président de la Fédération métisse du Manitoba, David Chartrand.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Le président de la Fédération métisse du Manitoba (MMF), David Chartrand, a reçu samedi sa première injection de vaccin contre la COVID-19. En choisissant le vaccin d'AstraZeneca, il espère en convaincre d’autres d'emboîter le pas.

La MMF a reçu de la part de la province 100 doses surprises du vaccin d'AstraZeneca la semaine dernière, indique David Chartrand. 

Cent doses du vaccin Moderna ont également été envoyées à l'organisme de la part d’un groupe de la Première Nation de Long Plain.

La MMF a pu ainsi vacciner une partie de ses membres, sans perdre de temps, souligne David Chartrand. À la différence des Premières Nations, les Métis ne font pas partie des groupes prioritaires dans le plan de distribution des vaccins au Manitoba. 

Je veux envoyer un message, on a beaucoup beaucoup de vaccins qui dorment dans les frigos, et ne sont pas utilisés dans ce pays, alors que ces vaccins sont sûrs, dit David Chartrand. 

Faites confiance aux médecins, faites confiance aux scientifiques, ils disent que le vaccin est sûr, alors ne prenez pas le risque de ne pas vous faire vacciner.

David Chartrand prend l’exemple de l’un de ces ministres ayant reçu samedi sa première injection. Son père vient de décéder à cause de la COVID-19. Il sait ce que c’est de ne pas recevoir le vaccin à temps, souligne M. Chartrand

Ce virus est dangereux, et ça le devient encore plus avec le variant P1, le brésilien, désormais présent au Manitoba, poursuit-il. 

On ne fait pas partie du plan provincial, alors on essaye de récupérer tous les restes. [...] Ce sont des restes qu’on a obtenus jusqu’à présent, ce qui est OK. Je ne vais pas m’en plaindre.Tout le monde dirait sans doute la même chose. Je prendrais volontiers ces restes pour assurer ma sécurité, sauver ma famille et ma communauté.

Toutes les personnes qu’on a contactées étaient folles de joie, elles pleuraient de joie, elles se sentaient fières et en sécurité pour pouvoir rentrer chez elles, après avoir fait ce geste, dit David Chartrand. Elles ont contribué, non seulement pour elles-mêmes, mais pour leur famille, pour leur communauté, pour être incluses dans l’effort manitobain, et pour que tout le monde soit égal.

David Chartrand espère que la province changera de politique de vaccination au sujet du vaccin d'AstraZeneca. Il souhaite que ces doses soient administrées le plus rapidement possible, notamment auprès des agents de police, des travailleurs sociaux ou des gens qui travaillent dans des banques alimentaires, énumère-t-il. 

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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