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Une femme de Smithers réclame l’ouverture de la municipalité à la crémation

Un étalage d'urnes dans un salon funéraire.

Selon un rapport provincial, l'incinération est une méthode privilégiée par de nombreuses familles des environs de Smithers. Pourtant, la ville interdit la crémation sur son territoire.

Photo : Radio-Canada / Sherry Vivian

Radio-Canada

Une femme de Smithers implore les autorités de la municipalité britanno-colombienne de permettre la crémation sur son territoire plus de cinq ans après qu’elle eût été contrainte de faire deux heures de route avec son bébé mort-né dans sa voiture afin d’obtenir ce service.

C’est un cauchemar absolu, confie Jill McDonald, lorsqu’elle repense à son expérience de 2015.

Même si 86 % des résidents de Smithers sont incinérés après leur décès, selon un rapport provincial de 2019, la municipalité interdit toujours que l’opération soit faite sur son territoire.

Les familles des défunts ont donc deux options si elles optent pour la crémation plutôt que l’enterrement : soit elles demandent au salon funéraire de transporter la dépouille vers le centre de crémation le plus proche, soit elles la transportent elles-mêmes.

L’ennui, c’est que le crématorium le plus près est à quelques centaines de kilomètres de Smithers.

Une demande de modification des règles de zonage visant à permettre la crémation sur le territoire de la ville a été déposée en novembre 2020 et des audiences publiques à ce sujet sont prévues le 27 avril.

Quand les familles assurent elles-mêmes le transport

L’état actuel de la réglementation est frustrant pour Jill McDonald, qui raconte qu’on ne lui a pas donné d’autre choix que de transporter elle-même la dépouille de son enfant mort-né.

On nous a tendu un certificat de décès en nous disant qu’on pouvait rester [à l’hôpital] pour la nuit ou retourner à la maison, se souvient-elle. On a donc dû s’occuper nous-mêmes de donner un dernier repos au corps.

Pour ce faire, Mme McDonald et son mari ont dû communiquer avec le salon funéraire de Smithers, remplir les formulaires administratifs, cueillir le corps de l’enfant à la morgue locale, parcourir 250 km en voiture jusqu’au crématorium le plus près, celui de Terrace, avec un petit cercueil sur le siège arrière de leur véhicule.

Un service de santé, dit l’auteure de la demande

La demande de changement de zonage a été déposée par Laurel Menzel. Selon elle, l’expérience des McDonald est loin d’être unique.

Si le changement est accepté par la municipalité, Mme Menzel espère être en mesure d’offrir le service de crémation.

Les soins après la mort sont, en grande partie, une extension des soins de santé qui conduisent les gens à la paix lorsqu’ils sont bien pratiqués, explique-t-elle. Ils créent cependant des traumatismes lorsqu’ils sont mal faits.

Dans une déclaration écrite, le directeur général des infrastructures de Smithers, Mark Allen, reconnaît l’existence d’une interdiction de l’incinération sur le territoire de la municipalité.

La demande pourrait justifier l’autorisation d’érection d’un crématorium et ça pourrait avoir un effet sur la décision du conseil municipal, soutient-il.

La raison d’être de la consultation publique [à ce sujet] est d’obtenir l’avis du public et de permettre au conseil de prendre une décision éclairée quant à la présence d’un crématorium dans le secteur industriel de Smithers en fonction des informations recueillies.

Avec les informations de Matt Allen et de l’émission Daybreak North

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