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Le spectre d'un retour à la zone rouge force les restaurateurs à s'adapter

On voit une chambre froide ave des champignons, des poivrons rouges, des oeufs, des céleris et des boîtes.

Les restaurateurs tentent de minimiser les pertes à l'aube d'un potentiel passage en zone rouge de la Mauricie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les restaurateurs du centre-ville de Trois-Rivières vivent avec le spectre d'une troisième fermeture advenant un passage de la région en zone rouge. Ils réfléchissent déjà à des solutions pour la gestion de leur inventaire de produits frais.

Lors de sa tournée de livraisons vendredi, Daniel Lorin a senti la nervosité des restaurateurs.

Il y a une place où ils ont passé proche de refuser leur commande, mais il l'ont pris quand même. Ils sont tous sur les nerfs et ils se demandent s'ils vont virer au rouge ou pas, élabore le livreur.

Le propriétaire du restaurant le Buck, Martin Bilodeau, abonde dans ce sens. Dans l’optique où il pourrait s’agir de la dernière fin de semaine à opérer, il tente de minimiser les pertes.

Il y a beaucoup d'inventaires périssables dans nos chambres froides. Est-ce qu'on pourra en faire profiter nos clients? Peut-être on leur offrira acheter des produits qui les intéressent sur notre menu pour possiblement les transformer à la maison, détaille le restaurateur.

À la microbrasserie Le temps d'une pinte, les responsables prévoient les recettes pour les adapter à un menu pour emporter.

On a commandé du crabe des neiges cette semaine. C'est un menu fait pour manger sur place. C'est gastronomique. Le défi c'est de pouvoir le réinventer pour que ça arrive en boîte à la maison de façon intéressante, souligne le directeur marketing de la microbrasserie, Mathieu Martin.

Les restaurateurs se questionnent aussi sur si les commandes pour emporter auront toujours la cote.

Malheureusement, j'ai peu d'espoir qu'il y ait le même engouement que lors de la première et la deuxième vague. On est au printemps. On sort les barbecues. Les gens nous ont énormément encouragés, mais tout le monde va penser à son portefeuille, soutient M. Bilodeau.

En attendant, ils n'ont d'autres choix que de se croiser les doigts et souhaiter que la Mauricie et le Centre-du-Québec demeurent en zone orange.

D’après un reportage de Julie Grenon

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