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Un cultivateur lance ses champignons à la conquête des bois

Un homme assis dans un bois tient des champignons.

Selon Robin Mercy, il y a une différence entre les champignons cultivés dans la nature et ceux qui sont vendus au supermarché.

Photo : Robin Mercy

Radio-Canada

Un cultivateur de champignons biologiques de Kaslo, en Colombie-Britannique, a récemment obtenu de la municipalité l’autorisation d’expérimenter la culture de sa précieuse marchandise dans les bois bordant la ville.

Robin Mercy souhaite ainsi cultiver des pleurotes pulmonaires aux abords du sentier Wardner Lookout.

Le projet pilote d’un an cherche à déterminer s’il est possible de cultiver des champignons comestibles sur des arbres morts.

À Kaslo, l’expérience vise à convertir des sapins Douglas abattus pour limiter la propagation des coccinelles et les feux de forêt en substrat pour la culture de champignons ne nécessitant pas d’arrosage ou d’autre entretien.

M. Mercy, qui tient également une boutique de champignons à proximité du sentier, s’est entendu avec des étudiants du collège Selkirk pour implanter des cultivars dans les bouts de bois qui pourrissent.

La municipalité ne compte pas investir dans le projet. De son côté, le cultivateur n’a pas l’intention de tirer profit de l’expérience, mais il souhaite lancer la discussion sur la sécurité alimentaire de la communauté.

On essaie de transformer quelque chose qui est considéré comme ayant peu de valeur en nourriture, explique-t-il.

La plupart des gens ne savent simplement pas comment faire preuve de créativité dans leur approvisionnement en nourriture locale.

Un substrat différent

Robin Mercy précise que la grande différence entre l’expérience qu’il mène et les champignons ordinaires est le type de sol dans lequel ils sont cultivés.

Les champignons vendus au supermarché sont souvent cultivés ou produits dans des substrats riches en azote, explique-t-il.

L’avantage des pleurotes pulmonaires est qu’ils n’ont pas de semblable vénéneux et qu’ils ne pousseront que sur du bois mort, ce qui évitera la contamination d’arbres vivants, a-t-il expliqué dans la lettre envoyée conseil municipal pour mousser son projet.

La municipalité travaille avec M. Mercy au développement de panneaux explicatifs afin de renseigner les randonneurs à propos de cette culture hors normes.

On veut surtout éviter que les gens commencent à cueillir et à manger les champignons, précise-t-il.

Le cultivateur compte récolter les champignons à l’automne, les cuisiner et les servir à la communauté.

Avec les informations de l’émission Radio West

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