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Loi 101 au cégep : St-Pierre Plamondon n’exigera pas l’unanimité au sein du caucus du PQ

Un homme parle devant un lutrin avec le logo du PQ où il est écrit : « Oui, tout est possible ».

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon lors du Conseil national virtuel du PQ.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, n’exigera pas l’unanimité au sein de son caucus pour aller de l’avant avec la proposition de l’aile jeunesse du parti qui demande l’imposition de la loi 101 au cégep.

Au terme de la première journée d'un Conseil national virtuel du PQ, il a souligné que l'aile parlementaire est très favorable, mais on a décidé de ne pas s'imposer d'unanimité, esquivant ainsi la question quant à savoir s'il y avait unanimité ou non chez les huit élus.

Le vote sur la proposition aura lieu dimanche.

Le parti a toujours été divisé sur cette question. Le chef péquiste s'opposait ainsi à cette proposition pendant la course à la chefferie, mais voilà que l'idée a fait son chemin dans l'esprit du chef péquiste.

On évolue, car les données évoluent également. L’ampleur du déclin du français, se mesure, se vérifie et c’est normal, comme parti politique, qu’on évolue en fonction de ces données-là.

Une citation de :Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ

M. St-Pierre Plamondon entend donc le message lancé par l'aile jeunesse du parti, qui propose d'inclure au « projet national » du PQ l'application de la loi 101 jusque dans les classes des cégeps.

Si une telle mesure était adoptée, cela empêcherait un étudiant francophone ou allophone d’étudier en anglais au niveau collégial.

Des cégeps anglophones (trop) courus?

En 2020, 46,1 % des étudiants fréquentaient un établissement anglophone et 53,9 % un établissement francophone sur l'île de Montréal. À ceux craignent ainsi de perdre une façon de parfaire leur apprentissage de l'anglais, le chef péquiste dit qu'il se penchera sur l'amélioration de l'apprentissage de l'anglais à l'école.

Chez les jeunes péquistes, l'idée a été accueillie à l'unanimité au cours des deux derniers congrès du Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ).

Le réseau collégial anglophone est contingenté et se permet de sélectionner les meilleurs élèves au Québec, a déploré la présidente de l'aile jeunesse, Marie-Laurence Desgagné. Le message qu’il envoie est que l’anglais est la langue du succès dans la province, a-t-elle insisté.

Face à cette mobilisation, Paul St-Pierre Plamondon ne peut qu'offrir « une réponse à la hauteur du défi », a-t-il dit samedi.

On a nos jeunes qui sont sur le terrain, qui nous disent [qu']une réponse à la hauteur du défi implique qu’on ait également cette solution-là dans le bouquet de solutions.

Une citation de :Paul St-Pierre Plamondon

Outre le chef péquiste, au moins six des huit députés du Parti québécois qui siègent à l'Assemblée nationale entendent appuyer cette proposition, dont Méganne Perry Mélançon, députée de Gaspé.

Le débat a longtemps divisé le PQ. Dans les années 2000, le député Pierre Curzi était l'ardent promoteur de cette proposition et elle figurait au programme du gouvernement Marois élu en 2012. Par la suite, elle a été retirée du programme durant les années du chef Jean-François Lisée.

Avec les informations de Valérie Gamache et de La Presse canadienne.

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