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Abaisser l’âge de réception du vaccin d’AstraZeneca a du sens, disent des médecins

Vaccin AstraZeneca.

Le vaccin d'AstraZeneca a plus d'avantages que d'inconvénients, disent les médecins.

Photo : Getty Images / SOPA Images

Radio-Canada

Devant une flambée du nombre de cas de COVID-19 dans plusieurs régions du pays, des médecins suggèrent d’élargir la fourchette d’âge des Canadiens autorisés à recevoir le vaccin d’AstraZeneca.

Les provinces ont limité l’admissibilité aux personnes de plus de 55 ans après l’apparition de caillots chez certains de ceux qui ont reçu le vaccin.

Jusqu'à maintenant, deux cas de thrombose liés au vaccin d'AstraZeneca ont été signalés au Canada. Le premier a été détecté au Québec plus tôt cette semaine et le second a été rapporté en Alberta samedi.

Malgré tout, les médecins continuent d'encourager la population à se faire vacciner contre la COVID-19, peu importe le vaccin proposé.

Ils évaluent les chances de développer une thrombose après la vaccination entre 1 sur 100 000 et 1 sur 250 000.

En comparaison, un quart des personnes hospitalisées à cause de la COVID-19 risquent de développer un caillot, a expliqué la médecin hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, cette semaine.

Évaluer le risque

Lorsqu’on remet le niveau de risque en perspective, il est préférable de recevoir le vaccin, explique le Dr Daniel Gregson, professeur associé à l’École de médecine Cumming de l’Université de Calgary.

On pourrait facilement faire passer l’âge d’admissibilité à 45 ans, sinon 35.

Le médecin spécialiste en microbiologie et en maladies infectieuses estime qu’une graine d’incertitude a été plantée dans la tête des Canadiens à propos de l’innocuité du vaccin d’AstraZeneca.

Il tient toutefois à souligner que la plupart des gens font d’autres activités ayant essentiellement le même facteur de risque sans les remettre en question.

La directrice médicale à la prévention des infections au University Health Network de Toronto, la Dre Susy Hota, est du même avis, tant qu’il n’y a pas d’augmentation de prévalence des effets secondaires.

Je crois que c’est l’une des stratégies à considérer, explique-t-elle. Le nombre de cas augmente trop rapidement et le moment viendra où les hôpitaux seront sollicités à un niveau jamais vu.

Selon elle, l’une des approches potentielles, au regard des statistiques, serait d’offrir le vaccin aux jeunes hommes, puisque la prévalence des caillots est plus forte chez les femmes.

Du côté de Santé Canada, on soutient que les avantages du vaccin demeurent plus importants que ses inconvénients.

L’Alberta et le Québec pourraient élargir l’admissibilité

Au Québec, où le vaccin d’AstraZeneca est offert aux personnes de 55 à 79 ans, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a déjà indiqué que la santé publique songe à en élargir l’accès.

En Alberta, la médecin hygiéniste en chef, Deena Hinshaw, réfléchit à la même possibilité.

Je sais que certaines personnes de moins de 55 ans ont un intérêt pour la protection que ce vaccin peut offrir, a-t-elle expliqué jeudi.

En vertu de l’évaluation faite par Santé Canada, nous allons réfléchir à cette possibilité avec le Comité aviseur sur l’immunisation de l’Alberta cette semaine.

Elle invite tous les Albertains admissibles à recevoir le vaccin le plus rapidement possible.

Avec les informations de La Presse canadienne

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